Pour les entreprises touchées par les violences du week-end, les conséquences sont immédiates. Le Gouvernement a présenté, le 20 octobre, une série de mesures destinées à faciliter leur reprise d'activité.
Parmi les principales dispositions annoncées figurent
- La prise en charge à 100 % par l'État du dispositif exceptionnel d'activité partielle, sans reste à charge pour les employeurs
- Le report possible jusqu'à 12 mois des cotisations sociales patronales des trois prochains mois.
- Pour soulager la trésorerie, les entreprises pourront bénéficier de facilités fiscales,
- Un prêt Bpifrance à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros sur trois ans,
- Pour les professionnels éligibles, d'une aide d'urgence des chambres de métiers et de l'artisanat pouvant aller jusqu'à 1 500 euros.
- Un fonds de soutien spécifique est également annoncé pour les entreprises de moins de 50 salariés ayant subi des dommages importants et une perte d'activité. Les modalités restent à préciser.
- Un numéro national, le 0 806 807 807 pourorienter les entreprises dans leurs démarches.
Assurances : déclarer rapidement les dommages
Les assureurs se sont engagés à faciliter les indemnisations, avec un délai de déclaration des sinistres porté à 30 jours, un traitement prioritaire des situations les plus sensibles et la possibilité de versement rapide d'acomptes.
L'Umih invite les professionnels concernés à déposer plainte, déclarer sans attendre leur sinistre à leur assureur et conserver tous les justificatifs : photographies, factures, inventaires des équipements et stocks endommagés ou volés.
Attention toutefois : les indemnisations dépendent des garanties souscrites, notamment de la couverture « émeutes et mouvements populaires » et, le cas échéant, de la garantie « pertes d'exploitation ».
Prévenir de nouvelles violences : une exigence absolue
Le Gouvernement a également annoncé un renforcement des mesures judiciaires, notamment contre la revente de marchandises volées sur les plateformes en ligne et les réseaux sociaux, ainsi que des mesures concernant les personnes reconnues coupables de vols. L'examen du projet de loi dit « casseurs-payeurs » doit également être programmé.
Au-delà de la réparation des dommages, la priorité reste d'empêcher que de nouvelles violences se produisent. Les entrepreneurs, leurs salariés et leurs clients doivent pouvoir travailler et être accueillis dans des conditions normales de sécurité.
À l'approche des manifestations prévues samedi 24 octobre, l'Umih demande donc à l'État de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les personnes et les biens.