Oui, dans la restauration, on peut travailler le 1er mai. Et c’est légal!

30 avril 2026

Chaque année, la même polémique revient. Chaque année, la même confusion s’installe. Et chaque année, il faut rappeler une évidence : dans la restauration, travailler le 1er mai n’a rien d’illégal. Le cadre existe. Il protège les salariés. Il sécurise les entreprises. Il fonctionne depuis des années. Encore faut-il arrêter de faire comme s’il n’existait pas.

Le Code du travail est clair. Certes, le 1er mai est en principe un jour férié et chômé. Mais il prévoit clairement une dérogation pour les secteurs dont l’activité ne peut pas être interrompue. Dans ces cas-là, les salariés peuvent travailler, sur la base du volontariat, et doivent être payés double.

Depuis des décennies, les hôtels, cafés et restaurants relèvent des secteurs autorisés à fonctionner ce jour-là, parce qu’ils répondent à des besoins immédiats du public. La convention collective HCR encadre cette organisation de longue date : quand le 1er mai est travaillé, il est compensé par une indemnité équivalente au salaire de la journée, soit une rémunération doublée.

Ce qui pose un problème aujourd’hui, ce n’est pas le droit. C’est son application. Car, à force de laisser croire que travailler le 1er mai serait interdit dans la restauration, on installe une insécurité juridique pour les entreprises comme pour les salariés. On fragilise un équilibre pourtant construit par le dialogue social : ouverture possible des établissements, volontariat des équipes, rémunération majorée.