La Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont maintenus en alerte rouge crues. Les départements en vigilance orange crues sont la Charente, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, les Landes, la Loire-Atlantique, le Morbihan, la Sarthe, le Tarn-et-Garonne et la Vendée.
Les intempéries frappent durement ces territoires et, avec eux, les professionnels de l’hôtellerie-restauration, des cafés, des traiteurs et des établissements de nuit.
Dans ces situations d’urgence, le message est clair : la profession ne doit pas affronter l’épreuve seule. Sur le terrain, les présidentes, les présidents et les élus des Umih départementales sont en première ligne.
Au-delà du choc et des dégâts matériels, les inquiétudes sont nombreuses : comment faire face aux charges quand l’activité est à l’arrêt ? Comment respecter ses obligations sociales quand l’urgence est ailleurs ? Comment tenir, tout simplement ?
Urssaf et CPSTI : des mesures exceptionnelles
Pour répondre à ces questions, des mesures exceptionnelles ont été activées par l’Urssaf et le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI). Les employeurs dont les établissements sont impactés peuvent ainsi bénéficier de reports de déclarations et de paiements de cotisations sociales, sans pénalités ni majorations de retard. Une souplesse indispensable pour permettre aux entreprises de se concentrer sur l’essentiel : sécuriser leurs locaux, préserver l’emploi et préparer la reprise.
Les travailleurs indépendants ne sont pas oubliés. Là aussi, des délais de paiement peuvent être accordés. Surtout, le CPSTI a mis en place un dispositif d’aide d’urgence, permettant, sous conditions, l’attribution d’un soutien financier pouvant atteindre 2 000 euros, avec un versement rapide. Une aide précieuse pour faire face aux premières dépenses et éviter qu’à la catastrophe naturelle ne s’ajoute une catastrophe économique et sociale.
Rappelons que l’Umih nationale s’appuie sur son réseau départemental pour identifier les besoins et faciliter l’accès aux dispositifs existants. Un travail mené au plus près des réalités de terrain, alors que de nombreux professionnels restent confrontés à une reprise incertaine.