Les partenaires sociaux de la branche hôtels-cafés-restaurants (HCR) viennent de signer un nouvel avenant revalorisant les salaires minima conventionnels. Une étape attendue, qui répond d'abord à une obligation : négocier chaque année la grille des salaires pour tenir compte, notamment, de l’évolution du Smic. Mais, au-delà de cet impératif, cette révision constitue aussi un signal adressé aux professionnels. Dans un secteur confronté à des tensions persistantes de recrutement, la reconnaissance salariale fait partie des leviers qui contribuent à valoriser les métiers.
Un accord largement soutenu
Le texte a été signé, côté salariés, par la CFDT et la CFE-CGC. Côté employeurs, l'UMIH, le GNC et le GHR ont également approuvé l'accord. Ouvert à la signature jusqu'au 30 juin 2026 après la réunion paritaire du 4 juin, il prévoit une revalorisation de l'ensemble des niveaux de la grille.
Les nouveaux minima s'échelonneront 12,31 euros brut de l'heure pour un salarié classé au niveau I, échelon 1, 28,68 euros pour un salarié de niveau V, échelon 3. Les niveaux intermédiaires sont eux aussi revalorisés, avec des minima compris entre 12,58 et 13,43 euros pour le niveau II, 13,59 et 14,28 euros pour le niveau III, et 14,69 à 15,71 euros pour le niveau IV.
Une entrée en vigueur encore attendue
Mais attention, cette nouvelle grille ne s'appliquera qu'après la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel. Pour l'heure, la branche reste donc régie par la grille des minima issue de l'accord conclu en juin 2024. Et surtout, le SMIC reste aujourd'hui plus favorable pour tous les salariés du niveau I et pour ceux de l'échelon 1 du niveau II. Cette revalorisation ne se traduira donc pas immédiatement par une hausse de tous les salaires.
Une circulaire des Affaires sociales de l'Umih viendra préciser, après l'extension de l'accord, la date d'entrée en vigueur et les modalités d'application de cette nouvelle grille. Pour la branche en tout cas, la dynamique est lancée.