Alors même que le SMIC va être revalorisé, le maintien à enveloppe constante des allègements de charges va mécaniquement accroître le coût du travail pour les employeurs.
Si l'augmentation des rémunérations est légitime et nécessaire pour les salariés, la hausse du coût du travail qui l'accompagne aujourd'hui risque de fragiliser durablement tout un pan de l'économie de proximité.
L'hôtellerie-restauration est un secteur intensif en main-d'œuvre, 100% non délocalisable. En augmentant le coût du travail au niveau des bas salaires sans adapter les mécanismes d'allègements de charges, on provoque un tassement des grilles de rémunération.
Par ailleurs, dans un contexte de consommation fragile, beaucoup d'établissements ne peuvent pas répercuter intégralement ces hausses de coûts sur leurs prix de vente sans risquer une baisse de fréquentation.
Ainsi, dans ce contexte, la décision du gouvernement pèsera sur l'activité, sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat des salariés.
Thierry Marx, président de l'UMIH :
« Dans nos hôtels et nos restaurants, la valeur n'est pas industrielle, elle est humaine. Bloquer les allègements de charges au moment où les salaires progressent, c'est porter un coup de frein aux perspectives d’évolution, y compris entrepreneuriales qui existent encore dans nos TPE-PME. L'équation devient aujourd'hui intenable : impossibilité de répercuter la hausse des coûts fixes sur les prix, baisse des capacités d'investissement et perte d'attractivité des métiers. Nos entreprises ont besoin de stabilité et de visibilité, pas de contraintes fiscales supplémentaires. »