Les violences du 17 octobre ont bousculé l'ordre du jour. Face aux dégradations subies par les commerces, Franck Chaumès a ouvert sa première conférence de presse en réclamant davantage de sécurité et l'indemnisation des professionnels touchés. La nouvelle présidence entend répondre aux urgences sans perdre de vue l'avenir des entreprises.
Aux côtés de Valentin Prudon, Franck Chaumès fait du rassemblement une priorité. Le choix d'un hôtel adhérent du GHR Paris Île-de-France pour cette rencontre n'a rien d'anodin. Il accompagne une annonce concrète : l'arrivée de l'Union CHR Paris Île-de-France comme syndicat associé à l'Umih dès janvier 2027.
Défendre les métiers et ceux qui les font vivre
Hôtelier lui-même, Valentin Prudon a salué le travail engagé par la branche Hôtellerie, et ses premiers résultats face à Booking.com. Réservation directe, régulation des meublés touristiques, fiscalité : la nouvelle présidence entend soutenir ces combats, y compris à Bruxelles.
Côté restauration, Franck Chaumès poursuit la bataille des titres-restaurant après le rejet du double plafond à l'Assemblée nationale. Il réclame une étude d'impact indépendante et défend également l'affichage obligatoire du fait maison, pour mieux reconnaître le travail des restaurateurs.
Autre enjeu majeur : la transmission-reprise.
Valentin Prudon en connaît les difficultés pour avoir repris l'établissement familial. « Nous proposons notamment de porter à 90 % l'exonération du pacte Dutreil et d'allonger à dix ans l'amortissement des fonds de commerce. L'objectif ? Faciliter les reprises et préserver les entreprises et les emplois. » Cap sur 2027
La nouvelle équipe veut aussi préparer l'avenir.
Une Conférence annuelle des présidents renforcera le dialogue avec les territoires, tandis qu'un Sommet de l'Hospitalité française réunira professionnels et décideurs autour des mutations du secteur. Et, en ligne de mire, la présidentielle de 2027. L'Umih préparera un livre blanc pour obtenir des engagements précis des candidats. Et le président confédéral de conclure, « l'Umih n'a pas attendu notre élection pour mener des combats et obtenir des résultats. Nous héritons d'un travail collectif considérable. Notre responsabilité, aujourd'hui, c'est de nous appuyer sur cette force, de rassembler tous nos métiers et de peser encore davantage sur les décisions qui engagent l'avenir de nos entreprises. »