L’UMIH alerte sur une situation alarmante : plus de 4 000 chefs d’entreprise du secteur ont perdu leur emploi au 1er semestre 2025

27 août 2025

Selon le dernier Observatoire de l’emploi des entrepreneurs (association GSC et Altares), 31 260 chefs d’entreprise ont perdu leur activité en France au 1er semestre 2025, soit plus de 170 par jour. Parmi les secteurs les plus touchés, l’hébergement, restauration et débit de boisson enregistrent 4 164 pertes d’emploi au premier semestre, soit + 11,5 % en un an.

Selon le dernier Observatoire de l’emploi des entrepreneurs (association GSC et Altares), 31 260 chefs d’entreprise ont perdu leur activité en France au 1er semestre 2025, soit plus de 170 par jour. Une progression de +4.3 % par rapport au 1er semestre 2024, le niveau est d’autant plus préoccupant dans un contexte de faible croissance et de trésoreries sous tension.

Le secteur de l’hôtellerie-restauration particulièrement touché

Parmi les secteurs les plus touchés, l’hébergement, restauration et débit de boisson enregistrent 4 164 pertes d’emploi au premier semestre, soit + 11,5 % en un an. La restauration traditionnelle assise concentre à elle seule plus de 40 % des cessations d’activité de la branche, illustrant la fragilité persistante d’un secteur déjà lourdement affecté par la crise sanitaire, l’inflation et la baisse de fréquentation des consommateurs. Pour l’UMIH, cette situation est un signal d’alarme : les restaurateurs et hôteliers, qui jouent un rôle essentiel dans l’économie et l’attractivité des territoires, continuent de subir de plein fouet la conjoncture dégradée.

Des disparités régionales

L’Île-de-France concentre près d’un quart des pertes (7 507 dirigeants), tandis que la Nouvelle-Aquitaine enregistre une progression inquiétante (+ 18 %). À l’inverse, la Bourgogne-Franche-Comté et la région PACA affichent un léger recul des cessations d’activité.

Préserver le tissu entrepreneurial local « Les restaurateurs et hôteliers sont des acteurs du quotidien, ils font vivre nos centres-villes, nos villages et notre tourisme. Derrière ces fermetures, ce sont des vies bouleversées et des territoires fragilisés », alerte l’UMIH, qui rappelle que chaque perte d’activité fragilise un peu plus le tissu économique et social local.

Une alerte pour le second semestre

Pour le président de l’association GSC, « les pertes d’emploi restent à des niveaux préoccupants, révélateurs d’un tissu entrepreneurial sous tension ».

Le second semestre 2025 s’annonce très incertain, la situation pourrait encore s’aggraver pour de nombreux entrepreneurs du secteur en fonction des arbitrages budgétaires de l’État et de la conjoncture économique.