Le constat est sans appel : pour une large majorité des cafés, hôtels et restaurants, l’été 2026 n’a pas tenu ses promesses.
L’enquête menée par l’Umih auprès de 1 300 professionnels montre surtout une profonde évolution des comportements de consommation. Les clients continuent de partir, de séjourner et de fréquenter les établissements, mais ils arbitrent davantage leurs dépenses : moins de desserts, moins de boissons, des formules raccourcies, des plats partagés, des réservations plus tardives. Dès juillet, 65,2 % des établissements constataient déjà une fréquentation inférieure à celle de juillet 2025. Deux facteurs écrasent tous les autres : le pouvoir d’achat des clients et les épisodes de canicule à répétition. Le premier est cité 860 fois par les répondants, le second 827 fois. La chaleur a fortement pénalisé les services du midi et les terrasses, tandis que les incendies ont provoqué localement annulations et interruptions d’activité.
Mais pour l’Umih, l’enjeu dépasse largement la météo. Les clients dépensent moins alors que les charges des entreprises, elles, ne baissent pas.
Matières premières, énergie, masse salariale : les professionnels subissent un effet de ciseaux de plus en plus difficile à absorber.
Dans le même temps, les réservations se font plus tard et la fréquentation devient beaucoup plus irrégulière, compliquant encore l’organisation des équipes, des achats et des plannings.
« Quand près de deux entreprises sur trois perdent du chiffre d’affaires en pleine saison estivale, ce n’est plus un accident local. C’est un signal économique majeur. Nosprofessionnels ne peuvent pas continuer à absorber seuls la baisse de consommation, les aléas climatiques et la hausse permanente de leurs charges », insiste Thierry Marx, président confédéral.
L’Umih appelle donc à une prise en compte immédiate de la situation économique des entreprises du secteur, notamment les plus fragiles et celles particulièrement touchées par les épisodes climatiques de l’été. Car une réalité s’impose désormais : faire du chiffre ne suffit plus. Encore faut-il pouvoir dégager une marge et vivre de son entreprise.