Vœux du Président: l’UMIH regrette l’absence d’un cadre clair pour l’économie collaborative

19/01/16

Vœux du Président: l’UMIH et ses syndicats associés saluent l’ambition affichée pour l’emploi mais regrettent l’absence d’un cadre clair pour l’économie collaborative

 

Roland Héguy, Président confédéral de l’Union des métiers de l’hôtellerie et de la restauration (UMIH), était présent à la cérémonie des vœux du Chef de l’Etat aux acteurs de l’Entreprise et de l’Emploi qui s’est tenue au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE).

 

L’UMIH salue à ce titre le diagnostic porté par le président de la République sur l’état d’urgence économique et social qui caractérise la situation de notre pays et le besoin d’agir rapidement en faveur de l’emploi. L’hôtellerie-restauration figure en effet parmi les secteurs d’activité qui embauchent le plus. Il représente le 3ème  secteur créateur d’emplois et près de 75 % des 2 millions d’emplois que génère le tourisme en France. C’est naturellement que l’UMIH s’est toujours montrée attachée à la création d’emplois et au développement de l’apprentissage.

 

C’est pourquoi, l’UMIH approuve trois mesures importantes pour le secteur de l’hôtellerie-restauration:

 

1/ L’instauration de la prime de 2 000 euros pour toute nouvelle embauche dans les PME de moins de 250 salariés, propice à dynamiser l’emploi dans un secteur traditionnellement à forte intensité de main-d’œuvre ;

 

2/ Le basculement à terme du CICE vers une baisse pérenne des cotisations sociales pour les entreprises, de nature à sécuriser juridiquement les entreprises et à renforcer durablement leur compétitivité ;

 

3/ Le recours à l’accord collectif sur les modalités d’organisation du temps de travail, privilégiant la souplesse et le dialogue social dans l’entreprise plutôt que la contrainte, même si les aménagements restent encore flous à ce stade.

 

Le président de la République a également évoqué les bouleversements économiques et sociaux portés par les évolutions technologiques et la digitalisation des modes de production et de consommation via l’économie collaborative et les plateformes numériques. A ce stade, l’UMIH regrette néanmoins que le vide réglementaire et fiscal dont jouissent les entreprises issues du numérique ne fasse pas l’objet d’une remise à plat globale afin de trouver les conditions d’un cadre juridique clair garantissant une concurrence équitable entre l’économie traditionnelle et la nouvelle économie, afin de préserver l’emploi.

 

L’UMIH demande notamment qu’une évaluation de l’impact de l’économie collaborative sur la situation de l’emploi puisse être produite au préalable.  

 

Roland Héguy déclare : « Nous saluons les mesures en faveur de l’emploi annoncées par le Président de la République qui contribueront à doper le secteur mais nous regrettons que continuent à se développer des activités qui ne sont pas soumises aux mêmes règles de sécurité pour le consommateur, sans recettes fiscales pour l’Etat et potentiellement préjudiciables pour l’emploi dans l’hôtellerie. »