Une reconnaissance insuffisante de l’artisan-restaurateur

24/06/13

Une avancée pour l’information du consommateur mais pas suffisante vers la reconnaissance de l’artisan-restaurateur

Après trois mois de travaux, Sylvia PINEL a présenté ce matin les conclusions du Comité de filière et son plan pour l’avenir de la restauration, notamment la promotion du « fait maison » pour les plats cuisinés et transformés sur place, et la pérennisation du titre d’Etat Maître restaurateur.

 

Pour l’UMIH, l’organisation professionnelle leader du secteur CHRD, la promotion du « fait maison » est une avancée pour garantir au consommateur l’information qu’il souhaite, mais cette mesure, volontaire et ciblée sur quelques plats, ne va pas assez loin dans la reconnaissance de la restauration artisanale.

 

La promotion du « fait maison » va apporter au consommateur une information plus transparente, mais n’identifie pas et ne valorise par la restauration artisanale, qui est, pour l’UMIH, LA solution :

  • pour garantir au consommateur la transparence mais également la qualité de l’intégralité des produits proposés dans le restaurant.
  • pour valoriser nos savoir-faire, nos métiers, en reconnaissant juridiquement l’appellation « artisan »

 

L’UMIH continuera de porter auprès des pouvoirs publics sa proposition sur la reconnaissance de la restauration artisanale, et souhaite que les amendements déposés par les parlementaires visant à reconnaître l’artisan-restaurateur soient adoptés par la représentation nationale lors de l’examen du projet de loi consommation.

 

Concernant le titre Maître restaurateur, l’UMIH salue la volonté de la ministre de pérenniser le titre en le modernisant. « Nous avions proposé au Comité de filière un nouveau cahier des charges qui a été retenu. Nous sommes très attachés au titre Maître restaurateur, seul titre décerné par l’Etat, gage d’utilisation des produits bruts transformés sur place, soumis à des contrôles périodiques par des organismes certifiés par l’Etat, et qui respecte la diversité de la restauration française sans discrimination, allant du restaurant traditionnel le plus simple aux grandes tables étoilées. Néanmoins, le titre n’est pas assez reconnu par le grand public. Si l’UMIH s’engage à continuer de promouvoir le titre auprès de ses adhérents, une campagne de sensibilisation et de communication auprès du grand public s’impose. », indiquent Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH, et Hubert JAN, Président UMIH Restauration.