Tourisme : la grogne s'intensifie contre le calendrier scolaire

09/12/13

Plus de 100 nouveaux soutiens parmi les élus, parlementaires, institutionnels et professionnels du tourisme, ont rejoint les premiers signataires de la motion contre le calendrier scolaire proposé par le ministère de l’éducation nationale.

 

Les soutiens affluent depuis l'adoption par les professionnels du tourisme d'une motion le 7 novembre 2013. Les professionnels demandent au gouvernement de prendre en compte l’impact désastreux du calendrier scolaire actuel et à venir sur l’économie et l’emploi.

 

Des Sénateurs et Députés de tous territoires, mais également des présidents de département et de région, toutes tendances politiques confondues, soutiennent la démarche des professionnels qui demandent à ce qu'une concertation s'engage afin que les impacts économiques et sociaux soient pris en compte dans l'élaboration du calendrier scolaire.

 

Des syndicats de salariés ainsi que de très nombreuses chambres de commerce et d’industrie de tous les territoires français : Nord, Sud, Atlantique, Centre, Est se sont également joints à cette demande.

 

Devant le silence du gouvernement, alors que les professionnels du tourisme interpellent et sollicitent depuis des mois tous les protagonistes, sans obtenir de retours, face aux conséquences économiques et sociales d’un calendrier scolaire qui déplace les congés d’hiver et de printemps de plus en plus tard, les professionnels se félicitent de trouver dans le bon sens des élus des territoires l’écoute attendue.

 

Le Conseil National de la Montagne, celui du Tourisme, et même le Conseil supérieur de l'Education ont été relégués au rang de spectateurs au même titre que les professionnels du tourisme, totalement écartés de la mise en place du calendrier scolaire.

 

Les professionnels du tourisme ont toujours été ouverts au dialogue et attentifs à proposer des solutions qui intègrent au mieux l’équilibre des enfants et leurs rythmes chronobiologiques (y compris dans l’adaptation aux saisons).

 

Ce nouveau calendrier scolaire entre directement en conflit avec les déclarations du Président de la République, « de faire du tourisme une cause nationale en 2014 » !

 

*L’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) est l’organisation professionnelle leader du secteur des CHRD (Cafés – Hôtels – Restaurants – Discothèques) avec plus de 80 000 entreprises adhérentes Issue d’organisations patronales créées au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, l’UMIH représente, défend et promeut les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration, des bars, des cafés, des brasseries, du monde de la nuit et des professions saisonnières. L’UMIH est présente et active sur tout le territoire avec 300 collaborateurs et plus de 2 000 élus répartis en Fédérations départementales.

Plus d’informations sur www.umih.fr

 

*Domaines Skiables de France est la chambre professionnelle des opérateurs de remontées mécaniques et de domaines skiables. Elle rassemble 236 entreprises qui emploient 18 000 salariés.

Plus d’informations sur www.domaines-skiables.fr

 

 

Rappel des chiffres clefs du secteur touristique mis en péril par le nouveau calendrier scolaire

  • L’industrie touristique représente 7 % du PIB national, 78,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 900 000 emplois directs et d’autant d’emplois indirects.
  • En raison des décalages successifs des congés de février et de printemps, la fréquentation des stations de montagne durant les vacances de printemps a chuté de 70 % en 3 ans impactant toutes les stations grandes, petites et moyennes.
  • Les efforts pour sécuriser les parcours professionnels des 120.000 saisonniers des stations de sports d’hiver sont remis en cause, pour 35.000 d’entre eux, par une décision unilatérale.
  • Ce nouveau calendrier scolaire est synonyme pour l’Etat d’un manque à gagner de 80 à 100 millions d’euros de recettes fiscales pour les seules stations de montagne.