Taxe de séjour – Conseil de Paris du 9 février

09/02/15

Anne HIDALGO détériore l’attractivité de la ville de Paris et déclare la guerre aux hôteliers parisiens.

 

L’UMIH et le GNC dénoncent le projet de délibération du Conseil de Paris relatif au relèvement de la taxe de séjour présenté aujourd’hui qui fera de Paris, la capitale la plus taxée d’Europe. Conformément aux engagements de la Maire de Paris, les deux organisations professionnelles demandent l’instauration de la taxe de séjour au réel simultanément à la hausse des taux.

 

A Paris, c’est en douce qu’on prépare l’enterrement de l’hôtellerie…  Au mépris de l’esprit de la loi qui autorisait une hausse raisonnable des plafonds de la taxe de séjour pour les seuls hôtels milieu et haut de gamme, Madame Hidalgo s’apprête, grâce à des mécanismes subtils, mais masqués et sans aucune concertation avec les professionnels, à plus que doubler le coût de la taxe de séjour pour les hôtels et à impacter toutes les catégories dès le 1er mars prochain.

 

En décidant de manière unilatérale, de fixer au plus haut les tarifs de la taxe de séjour pour toutes les catégories d’hôtels et au plus bas les abattements, la municipalité parisienne détourne l’esprit de la loi et veut imposer aux hôteliers une augmentation annuelle de la collecte de la taxe de séjour de près de 50 millions d’euros, passant de 40 millions d’euros en 2014 à plus de 90 millions d’euros avec le projet de délibération. Il s’agit là d’un véritable hold-up qui se fait aux dépens des hôteliers parisiens et de la compétitivité touristique de la 1ère destination mondiale.

 

En effet, selon le projet de délibération, le Conseil de Paris s’apprête à voter, lundi 9 février :

 

  • L’augmentation des tarifs de la taxe de séjour pour les hôtels au niveau maximum des plafonds du  barème fixé par la loi de finances 2015
  • Le maintien du régime forfaitaire de la taxe de séjour pour les hôtels alors même que la Maire de Paris s’était engagée, simultanément, à instaurer la taxe de séjour au réel pour tous les hébergements marchands
  • L’instauration au seuil le plus bas du coefficient d’abattement unique à 10% (contre 40 % actuellement), sans plus aucun lien avec l’activité de l’hôtel qu’il était sensé représenter.

 

Le reniement de la promesse de la Maire de Paris d’abandonner la taxe au forfait au profit de la taxe au réel-plus équitable-(retenue pour les meublés touristiques) et la manipulation du mécanisme subtil des abattements vont permettre des hausses si importantes qu’elles conduiront finalement à percevoir une taxe par nuitée supérieure de 50% aux plafonds fixés par la loi.  

 

En classant l’hôtellerie parisienne comme la plus taxée d’Europe, l’UMIH et le GNC s’inquiètent de l’image que Madame Hidalgo veut donner de la capitale de la France et du mauvais signal qu’elle envoie au moment où la France se prépare à recevoir la « Conférence Internationale sur le Climat ». Contrairement aux déclarations répétées de Madame Hidalgo, les clients des hôtels économiques comme ceux des palaces vont être concernés par cette hausse.

 

L’UMIH et le GNC demandent que soit respecté l’engagement d’une taxation au réel simultanément à l’application des nouveaux taux, dans le respect de l’esprit de la loi.

 

L’UMIH et le GNC, qui s’interrogent sur la légitimité de telles hausses et la précipitation contraire à la loi pour les appliquer, sont sidérés par de telles décisions qui viennent saper les efforts entrepris depuis près d’un an par Monsieur Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, en lien étroit avec nos professions pour promouvoir le tourisme en France.