Surtaxes hôtellerie : Comparons ce qui est comparable

08/07/14

Alors qu’Anne HIDALGO annonce que la taxe de séjour payée par les hôtels parisiens est plus basse que celle de nos voisins européens, pour rétablir la vérité des faits, l’UMIH a dressé un comparatif entre les 12 principales destinations européennes à partir de 3 items : taux de TVA, taxe de séjour, taux des cotisations patronales.

 

Ville

Taux de TVA applicable

à l'hébergement (2014)

Taxes de séjour   min max

Taux moyen des

cotisations

patronales

Paris  10%  Par personne et par nuit 0,40 € 1,65 € 35%
Bruxelles  6%  Par chambre 3,00 € 9,00 €  35%
Genève  3,8%  Par personne et par nuit 2,29 € 3,89 €  15%
Rome  10%  Par personne et par nuit 2,00 € 3,00 €  38%
Zurich  3,8%  Par personne et par nuit 2,05 € 2,05 €  15%
Barcelone  10%  Par personne et par nuit 0,75 € 2,50 €  29%
Amsterdam  6%  % du prix de la chambre 5,5 € 5,5 €  18,1%
Berlin  7%  % du prix de la chambre 5,0 € 5,0 €  19,7%
Madrid  10%  Pas de taxe 0,00 € 0,00 €  29%
Londres  20%  Pas de taxe 0,00 € 0,00 €  13,8%
Munich  7%  Pas de taxe 0,00 € 0,00 €  19,7%
Frankfort  7%  Pas de taxe 0,00 € 0,00 €  19,7%
Taux moyen  8,4%        23,9%

 

 

Plusieurs enseignements se dégagent :

  • En matière de TVA, le taux moyen s’établit à 8.4%. Avec un taux de TVA de 10%, Paris est, dans ce comparatif européen, en seconde place pour le taux de TVA le plus élevé.
  • En matière de cotisations patronales, là encore, Paris se détache avec un taux de cotisations de 35%, 12 points supérieurs à la moyenne des autres concurrents européens
  • En matière de taxe de séjour, 4 villes sur les 12 principales destinations européennes n’ont pas instauré de taxe de séjour.

 

L’actuel taux de TVA à 10 % applicable à l’hébergement (le taux étant passé de 5,5% à 7% en 2012 puis à 10% en 2014) associé au projet d’augmentation de la taxe de séjour nous placerait largement au-dessus des autres villes européennes concurrentes.

 

Paris serait ainsi la destination touristique la plus taxée en Europe, source d’une nouvelle dégradation de la compétitivité des hôtels.

 

« On voudrait faire croire, en la comparant de manière brute avec nos voisins européens que la taxe de séjour en France est ridiculement basse. Il faut comparer ce qui est comparable et arrêter de faire des raccourcis. La fiscalité et les charges imposées à nos chefs d’entreprises hôteliers doivent être appréhendées dans leur globalité pour comprendre que les deux surtaxes sur l’hôtellerie auront des conséquences économiques graves. Surtaxer tue la compétitivité de nos entreprises et de facto la destination France. Nous demandons au Gouvernement et aux parlementaires une seule chose : le retrait de ces deux mesures, qui sont dangereuses pour nos entreprises, nos salariés, nos clients. », déclare Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH.