Pour une réforme ambitieuse de l'apprentissage centré sur les besoins des entreprises et les attentes des jeunes

01/02/18

Pour une réforme ambitieuse de l'apprentissage centré sur les besoins des entreprises et les attentes des jeunes


L’UMIH, l’organisation professionnelle N°1 du secteur de l’hôtellerie restauration regrette le manque d’ambition des 44 propositions du rapport de Sylvie Brunet sur l’apprentissage remis à Muriel Pénicaud, ministre du Travail dans le cadre de la concertation en cours sur le sujet.

Le rapport propose une réforme a minima de l'apprentissage alors que cette voie d'insertion professionnelle, trop souvent jugée par les parents, l'école et les personnes en charge de l'orientation comme une voie de garage, mérite une réforme en profondeur, autant sur son financement, sa gestion, et son image.

Les branches, seules légitimes à connaître les réels besoins des entreprises, doivent assumer le pilotage et la gestion financière de l'apprentissage en toute responsabilité.

Les professionnels de l’hôtellerie-restauration accueillent dans leur établissement  35 000 apprentis et 13 500 contrats de professionnalisation. La branche mène une politique active en matière d'emploi et de formation et a mis en place depuis 2013 un permis de former obligeant les maitres d'apprentissage à suivre une formation. La réforme devrait permettre de valoriser cette voie d’excellence et arrêter de la présenter comme le dernier recours pour le jeune.

L'UMIH plaide pour un rapprochement entre la sphère éducative et entrepreneuriale tout au long du collège afin d'avoir une orientation pensée au fil du cursus de l'élève, et pas uniquement en fin de troisième. Un travail de concert entre les branches et l’école pour faire connaître les métiers doit être mené. Proposer une journée d'information obligatoire d'information sur les métiers lors du collège est bien trop insuffisant pour faire connaitre nos métiers et nos perspectives de carrières !

Enfin, les professionnels ont pris acte de la proposition 17 relative à l’autorisation de travail jusqu’à minuit des apprentis mineurs dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, proposition totalement anecdotique au regard des enjeux de la réforme pour la profession.

"La réforme de l'apprentissage est très attendue par nos professionnels. Ce rapport devait être sa rampe de lancement mais nous découvrons des propositions a minima loin des enjeux des professionnels. Pour une révolution de l’apprentissage en France, donnons-nous les moyens et dépassons les intérêts et pré carré de l’ancien monde", déclarent Hervé BECAM et Michel BEDU, co-Présidents de la commission des Affaires sociales et de la formation professionnelle de l'UMIH.

L'UMIH appelle le Gouvernement et les parlementaires à relever le défi de l'apprentissage et à proposer une réforme ambitieuse à la hauteur des enjeux.