Partenariat Abritel–HomeAway et l’Euro 2016 : Les hôteliers attendent le respect de la loi

13/04/16

Abritel-Homeaway (Groupe Expedia) annoncent un partenariat avec l’UEFA pour l’Euro 2016. L’UMIH et le GNC déplorent que la plateforme n’a, à ce jour, pris aucun engagement avec les 10 métropoles(1) accueillant les compétitions sur la collecte de la taxe de séjour.

 

L’ensemble des 10 villes accueillant l’UEFA EURO 2016™, ont institué une taxe de séjour dont la collecte sera assurée par l’ensemble des professionnels de l’hébergement pour le compte des agglomérations, sauf par le principal partenaire de la compétition.

 

L’UMIH et le GNC rappellent que les montants collectés sont destinés, en principe, à l’amélioration de l’attractivité et de l’offre touristique d’une ville. Il est donc naturel que tous les hébergeurs et les plateformes associées respectent la législation existante et supportent cette charge et cet objectif.

 

Pour mémoire, la loi de finances du 29 décembre 2014 qui fixe un barème pour ce type de location d’hébergement permet aux plateformes de collecter la taxe de séjour au nom des loueurs. 18 mois plus tard l’ignorance des textes reste la règle : rien n’est mis en place par ce partenaire « privilégié » de la compétition. C’est une situation totalement ubuesque et inacceptable pour les hôteliers. Preuve, s’il en faut, que le discours vertueux ressassé par les plateformes ne signifie en rien un quelconque souci de  transparence.

 

L’UMIH et le GNC appellent solennellement les exécutifs locaux et nationaux à mettre fin à cette iniquité fiscale, en particulier dans les communes concernées, et demandent une collecte transparente et effective de la taxe de séjour..

Ce non-respect de la loi a été  largement pointé dans les travaux parlementaires (rapport de Mme Monique RABIN, MM. Éric WOERTH, Éric STRAUMANN) et dans le récent rapport du député Pascal Terrasse qui au terme de sa proposition n° 11 propose « d’assurer la contribution des plateformes aux charges publiques en France ».

 

« Nos professionnels sont excédés par cette situation. Je vais proposer prochainement des actions fortes pour interpeller les élus », déclare Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH.

 

Il est bon de rappeler que 95 % de la taxe de séjour est actuellement collectée par l’Hôtellerie qui n’héberge que 50 % des touristes. Les 5 % restant sont collectés par d’autres types d’hébergement.

 

 

 



[1]   Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Paris, Saint-Denis, Saint-Étienne, Toulouse