OTA : l’Italie suit l’exemple de la France et met fin aux clauses de parité par la loi

04/08/17

L’UMIH, l’organisation professionnelle N°1 du secteur de l’hôtellerie-restauration, se réjouit que l’initiative législative française ait été suivie par l’Italie. Le Sénat italien a adopté le 2 août dans la loi sur la concurrence une disposition analogue à celle en vigueur en France rendant nulles toutes formes d’exigence de parité dans les contrats entre hôteliers et plateformes de réservation en ligne (OTA).

Pour rappel, l’article 133 de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques du 6 août 2015, en instaurant le contrat de mandat et en interdisant les clauses de parité tarifaire, a permis aux hôteliers de retrouver leur liberté commerciale et tarifaire.

Après la France, l’Autriche, l’Allemagne (qui avait emprunté un chemin tout à fait similaire via le Bundeskartellamt, l’Autorité de la Concurrence allemande) et maintenant l’Italie, les hôteliers européens, dans un environnement concurrentiel plus sain et une plus grande transparence vis-à-vis des consommateurs, sont enfin libres de différencier leurs canaux de distribution et de proposer sur leur propre site internet des prix inférieurs à ceux affichés sur les plateformes de réservation en ligne. Ces 4 pays représentent une part majoritaire du parc hôtelier européen.

Pour Roland HEGUY, président confédéral de l’UMIH, et Jacques BARRE, président du GNC : « Le mouvement engagé dans chacun des pays membres s’amplifie. Il doit trouver sa traduction au sein des textes européens au moment où l’Europe conduit une réflexion sur le Digital Single Market. Tous les hôteliers doivent pouvoir offrir à leurs clients en direct un meilleur prix et de meilleures conditions que ceux proposés via les OTA type Booking ou Expedia. »

Laurent DUC, président d’UMIH Hôtellerie ajoute : « D'un point de vue européen, de plus en plus de pays devraient se sentir encouragés par ces exemples pour limiter la domination des plateformes en ligne et réduire les déséquilibres au bénéfice des consommateurs et des hôteliers européens. Nous soutenons tout particulièrement les initiatives parlementaires similaires en cours en Belgique et en Suisse et leur souhaitons le même succès. »