Les plagistes demandent la révision du décret-plage

10/05/17

L’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), 1ère organisation professionnelle du secteur de l’hôtellerie-restauration a organisé aujourd’hui, la 2ème Convention Nationale des Plages à Juan-les-Pins sur le thème « Plagistes, les acteurs touristiques du littoral ».

 

Plus de 200 plagistes de toute la France étaient présents pour rappeler au futur Gouvernement l’urgence de modifier le décret-plage de 2006, qui a démontré, 11 ans après son entrée en vigueur, les difficultés de sa mise en œuvre, son coût financier important pour nos professionnels, et les risques pour l’attractivité touristique des littoraux.

 

Les plages en France sont des acteurs privés primordiaux de l'économie balnéaire et créateurs de nombreux emplois. Ce sont des pôles d'attractions du tourisme français et étranger, dont la compétence et la qualité n'ont fait qu'augmenter au fil des décennies : ils sont délégataires du service public balnéaire, et directement concernés par la protection de l'environnement et du littoral

 

L’économie des plagistes en France :

  • 1 500 plages privées en France
  • 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires
  • Entre 8000 et 10 000 emplois è 2 000 emplois supplémentaires si la réglementation était plus cohérente
  • En l’état actuel de la réglementation, le texte entraînerait la suppression de 2 000 emplois sur tout le territoire national (400 pour la ville de Cannes et autant sur la ville d’Antibes)

 

Voir l’étude de Protourisme

 

A l’approche du début de la saison estivale 2017, les professionnels demandent au futur Gouvernement plus de souplesse dans la mise en œuvre du décret plage afin de concilier les activités économiques et les impératifs liés au domaine public maritime. Pour cela, les plagistes demandent la suspension du décret plage et la constitution d'un groupe de travail avec le Gouvernement visant à modifier le décret-plage en ce qui concerne la densité des plages et la démontabilité des équipements en prenant en compte les territoires et les patrimoines. Les plagistes ont signé une lettre ouverte (Annexe ci-après) qui sera adressée au futur Gouvernement.

 

Pour Roland Heguy, Président confédéral de l'UMIH: " il faut trouver d'urgence un terrain d'entente pour nos entreprises et nos emplois et éviter d'opposer l'économie, l'écologie et le social."

Pour Thierry Gregoire, Président de la branche des Saisonniers de l'UMIH : "Un décret datant de 2006 qui ne s'applique pas depuis 11 ans montre bien qu'il est imparfait et urgent de l'amender. Les plagistes sont les meilleurs défenseurs de l'environnement et contribuent à l'attractivité  touristique de la France donc le Président de la République élu doit en responsabilité écouter nos propositions réalistes et pragmatiques et sans délais amender le décret plage. C'est urgent et vitale pour des milliers de salariés et des entreprises. " 

 

 

LETTRE OUVERTE AU FUTUR GOUVERNEMENT

 

Madame la ministre / Monsieur le ministre,

 

Au nom de tous les plagistes de France, représentant 1500 entreprises, près de 10 000 emplois et 1 milliard d’euros de chiffres d’affaires, nous tenons à vous adresser toutes nos félicitations.

 

L’UMIH est l’organisation professionnelle N°1 du secteur de l’hôtellerie-restauration, représentant 80% des cafés, hôtels, restaurants, établissements de nuit, syndiqués du secteur.

 

La France dispose d’un littoral très important, c’est une force économique et environnementale qu’il faut savoir mettre en valeur. Nos établissements de plage sont des acteurs privés primordiaux de l'économie balnéaire et créateurs de nombreux emplois. Ce sont des pôles d'attractions du tourisme français et étranger, dont la compétence et la qualité́ n'ont fait qu'augmenter au fil des décennies : ils sont délégataires du service public balnéaire, et directement concernés par la protection de l'environnement et du littoral.

 

Le décret n° 2006-608 du 26 mai 2006 relatif aux concessions de plage a établi des règles permettant à̀ l’Etat d’accorder sur le domaine public maritime des concessions de plage. 11 ans après son entrée en vigueur ce décret a montré l’impossibilité de sa mise en œuvre, son coût financier important pour nos professionnels et ses conséquences sociales sur l’emploi. C’est globalement plus de 2.000 emplois qui seraient supprimés sur le territoire national.

 

La situation impose de prendre toutes les mesures possibles pour assouplir la mise en œuvre du décret-plage afin de concilier les activités économiques et les impératifs liés au domaine public maritime.

 

Nous, plagistes de France, sommes des professionnels responsables attachés à la préservation du domaine public maritime, qui est notre outil de travail.

 

Nous, plagistes de France, attendons du nouveau Gouvernement une prise de conscience collective sur les conséquences économiques et sociales et sur le risque de disparition de nos activités littorales.

 

Nous, plagistes de France, demandons plus de souplesse dans la mise en œuvre du décret plage afin de concilier les activités économiques et les impératifs liés au domaine public maritime.

 

Pour cela, nous demandons une modification du décret plage de 2006 en ce qui concerne la densité́ des plages, la démontrabilité́ des équipements en prenant en compte les territoires et les patrimoines.

 

Sans remettre en cause la loi Littoral, nos établissements, directement concernés par la protection de l'environnement et du littoral, ont besoin d'une règlementation adaptée pour chaque façade maritime, en tenant compte des spécificités des communes.

 

Vous remerciant par avance des suites que pourra trouver notre demande, nous vous prions d’agréer, Madame la ministre, Monsieur le ministre, l’expression de notre très haute considération.