Les partenaires sociaux européens du tourisme appellent à une concurrence loyale

10/12/15

Les partenaires sociaux européens du tourisme appellent à une concurrence loyale avec les acteurs de l’économie dite « collaborative »

 

A l'occasion de la Session plénière de la Commission européenne sur le Dialogue Social, présidée par Jean-Marc Banquet d'Orx, Trésorier de l'UMIH, tenue le 4 décembre à Bruxelles, l'HOTREC et l'EFFAT ont publié une déclaration commune sur l'économie dite « collaborative », appelant à une concurrence loyale entre tous les acteurs du secteur du tourisme. Dans le cadre de leur programme de travail 2016-2017, les partenaires sociaux continueront à échanger sur les préoccupations et les défis communs que l'économie dite « collaborative » soulève pour les consommateurs, mais aussi les entreprises et leurs salariés.

 

Au cours de leurs différentes réunions sur le dialogue social en 2014 et 2015, les représentants ont affirmé leurs préoccupations liées à l'émergence et la propagation rapide de l'économie dite « collaborative » dans le secteur de l'hébergement touristique marchand, qui se développe de manière industrielle, incontrôlée et non réglementée. Pour cette raison, les partenaires sociaux de l'UE du secteur du tourisme ont décidé, à l’instar des syndicats de salariés new-yorkais, d'unir leurs forces aux organisations professionnelles pour discuter de l'impact de l'économie dite « collaborative » sur les entreprises et l'emploi.

 

« Les entreprises du secteur du tourisme, qui sont dans la grande majorité des petites et moyennes entreprises, se trouvent soumises à des réglementations lourdes dans tous les pays. Le respect de ces réglementations augmente nécessairement le prix du service fourni, mais assure d'autre part un environnement de travail encadré pour les salariés et un service sécurisé de qualité pour les consommateurs », a déclaré Jean-Marc Banquet d'Orx.

« Les entreprises établies dans le secteur de l'hôtellerie doivent se conformer à la réglementation du travail, y compris les conventions collectives et veiller au respect des droits des travailleurs du secteur », a ajouté Harald Wiedenhofer, Secrétaire général de l'EFFAT. « Nous craignons que l'offre accrue de services d'hébergement au travers de l'économie dite « collaborative » entraîne une diminution de l'emploi régulier et une augmentation de la création d'emplois informels, étendant ainsi le travail précaire et non déclaré et la concurrence déloyale », a conclu Harald Wiedenhofer.

 

Nous en appelons aux autorités publiques pour recueillir des données sur l'impact de l'économie dite « collaborative » sur les entreprises et sur l'emploi dans le tourisme et pour garantir que la législation sociale soit pleinement respectée par tous.