Les deux surtaxes de l’hôtellerie doivent être retirées

30/06/14

Au lendemain des déclarations de Laurent FABIUS et d’Arnaud MONTEBOURG s’opposant au principe des surtaxes affectant l’hôtellerie votée par les députés la semaine dernière, Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH, et Jacques BARRE, Président du GNC, étaient reçus à Matignon par le cabinet du Premier ministre. Les deux présidents ont demandé le retrait purement et simplement de ces deux surtaxes lors de l’examen du projet de loi de finances rectificatives pour 2014 par le Sénat la semaine prochaine.

 

Ces deux mesures viendraient s’ajouter au produit de la taxe de séjour s’élevant pour 2011 à 212,8 millions d’euros. D’après les premières estimations de l’UMIH, le produit de ces nouvelles dispositions s’élèverait à un montant compris entre 450 millions et 850 millions d’euros. L’UMIH rappelle qu’entre 2008 et 2011, la taxe de séjour a déjà progressé de 26,3%.

 

« Nous saluons les déclarations de notre ministre de tutelle, Laurent FABIUS, le seul à être clairvoyant dans cette histoire surréaliste, paradoxale et à rebondissements avec les nombreuses déclarations contradictoires entre le Gouvernement et sa majorité, mais également entre les membres du Gouvernement. Il est temps de retirer ces deux dispositions dont les conséquences seraient très graves pour nos entreprises. Si les choses devaient rester en l’état, nous ne l’accepterions pas. » ont déclaré à la sortie Roland HEGUY & Jacques BARRE.

 

Le Directoire de l’UMIH se réunit demain matin et décidera des actions à mener.

 

Pour rappel, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2014, l’Assemblée nationale a adopté les deux dispositions suivantes, sans aucune concertation avec les professionnels, et sans aucune étude d’impact :

  • Un amendement visant à relever le plafond des tarifs applicables à la taxe de séjour à 8 euros par nuitée et par personne (contre 1,50 € actuellement), soit une augmentation de 433%.
  • Un amendement visant à instaurer une taxe supplémentaire régionale en Ile-de-France de 2€ par nuitée et par personne.

 

Communiqué du Ministère des affaires étrangères et du développement international

Les deux augmentations de taxe de séjour votées en première lecture à l’Assemblée nationale sont dangereusement et totalement contraires à la promotion du tourisme qui est une priorité pour l’emploi et l’équilibre extérieur de la France.

 

Adoptées sans concertation avec les professionnels et porteuses de distorsion de concurrence, elles sont contradictoires avec l’engagement solennel pris par le président de la République et le Premier ministre de stopper l’alourdissement inconsidéré des taxes.

 

Enfin, elles sont incohérentes avec le fait que les députés sont en train de procéder précisément à une étude d’ensemble de la fiscalité du tourisme.

 

Pour Laurent Fabius, il est donc impératif de renoncer à ces hausses et de trouver d’autres pistes dans la suite de la discussion parlementaire.