Le décret plage au cœur de la rencontre avec Frédéric Cuvillier

20/01/14
Le décret plage au cœur de la rencontre avec Frédéric Cuvillier

Le décret plage de 2006 menace actuellement la pérennité des restaurants de plage. Le 20 janvier, une délégation de l’UMIH a rencontré le ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Frédéric CUVILLIER pour travailler sur la modification du décret afin de concilier protection de l’environnement et exploitation des restaurants de plage.

 

Le 20 janvier, Thierry GREGOIRE, Président de la branche Saisonniers de l’UMIH, accompagné d’Henri MATHEY, Président d’UMIH 06 Antibes, d’Alain PALAMITTI, élu chargé des restaurants de plage au sein d’UMIH Saisonniers et de Nicolas DAYOT, représentant de la FNHPA (Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air) ont rencontré, à Boulogne-sur-mer, le ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Frédéric CUVILLIER pour travailler sur la modification du décret afin de concilier protection de l’environnement et exploitation des restaurants de plage.

 

L’objectif du travail mené conjointement depuis 18 mois, dans le cadre des négociations interministérielles avec les ministères de l’Aménagement du territoire, du Tourisme, de l’Outremer, de l’Environnement et de la Mer, est d’obtenir des réponses concrètes aux professionnels avant la saison estivale.

 

Les représentants de l’UMIH ont rappelé leurs principales revendications :

  • L’UMIH demande que 80 % de la surface de la plage reste libre de tout équipement et installation et qu’un minimum de 20 % de la superficie totale des plages de la commune soit dédié à l’exploitation ; ce seuil permettant ainsi de concilier les activités économiques et les impératifs liés au domaine public maritime. Actuellement, le décret impose qu’un minimum de 80 % du linéaire et de la surface d’une plage reste sans installation.
  • L’UMIH demande que la démontabilité en fin de concession soit élargie à toutes les exploitations et non plus restreintes à certaines, classées en station de tourisme. Le coût financier pour démonter les équipements de l’établissement étant très lourd pour nos professionnels.

 

« Cela faisait dix ans que les restaurateurs de plage n’avaient pas rencontré un ministre ! Je me félicite du pragmatisme de Frédéric CUVILLIER qui a pris en compte la préservation des restaurants de plage sans remettre en cause ni la domanialité maritime ni la protection du littoral. », a commenté Thierry GREGOIRE.

 

L’autre sujet abordé était la gestion du trait de côte notamment l’érosion côtière et la submersion marine, qui sont des préoccupations communes de l’UMIH et de la FNHPA. « Nous demandons simplement qu’elle ait un impact mesuré sur l'économie touristique, que le Président de la République a élevé au rang de grande cause nationale, et qu'elle s'attache en particulier à garantir la pérennité des hébergements marchands et des restaurants des communes littorales.», a ajouté Thierry GREGOIRE.

 

UMIH Saisonniers a par ailleurs rappelé qu’elle soutiendrait les demandes d’indemnisation des entreprises frappées par l’application du PPRI (Plan de prévention des risques d’inondation), mais qu’avant leur application par le Préfet, il était nécessaire que ce dernier prenne bien toute la mesure de sa décision, notamment en concertant les professionnels du tourisme et leurs représentants.