Le Sénat peut redonner une liberté commerciale aux hôteliers

10/04/15

L’UMIH et le GNC se réjouissent du débat annoncé sur la liberté commerciale et tarifaire des hôteliers qui aura lieu lors de l’examen en séance publique de l’article 33 Octies A du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

 

L’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) est l’organisation professionnelle leader du secteur de l’hôtellerie-restauration, fédérant plus de 85% des professionnels indépendants syndiqués et représentant la plus large majorité du parc hôtelier indépendant. Créée en 1949, l’UMIH est présente et active sur tout le territoire français avec plus de 2 000 élus et 300 collaborateurs répartis sur  plus de 100 fédérations départementales (métropole et outre-mer).

 

Le GNC, créé en 1989, est une organisation professionnelle patronale représentative, qui regroupe la quasi-totalité des chaînes hôtelières intégrées françaises et étrangères implantées en France.

 

Les sénateurs seront invités à s’exprimer sur le texte issu de la Commission spéciale qui a adopté l’instauration d’un contrat de mandat pour définir la relation entre les hôteliers et les centrales de réservation en ligne, concernant les seules chambres d’hôtels.

 

En adoptant le texte de la Commission, les sénateurs redonneront aux hôteliers la maîtrise de leur politique commerciale et tarifaire afin de répondre et s’adapter au mieux aux besoins et demandes de leurs clients. Mécaniquement, les sénateurs inciteront ainsi les centrales de réservation en ligne à diminuer le montant de leur commission pour que ces dernières puissent garantir, également, au consommateur le meilleur prix proposé par l’hôtelier.

 

Avec le contrat de mandat, chacun retrouve son rôle. Ce cadre contractuel rénové permettra de rééquilibrer la relation commerciale basée sur la confiance entre hôtels et plateformes en ligne, dans l’intérêt du consommateur.

 

Les plateformes de distribution en ligne sont des géants de l’Internet qui captent une partie de la chaîne de valeur de l’hôtellerie avec des investissements importants en achat de mots-clés sur Google (6,3 millions d’euros par jour pour la maison-mère de Booking.com), en imposant des conditions de commercialisation déséquilibrées, en limitant la liberté des hôteliers sur leur politique tarifaire et, au final, en imposant de façon constante un poids croissant des commissions, ce qui conduit à diminuer les ressources des hôteliers consacrées à l’investissement et à l’emploi et ainsi, à appauvrir la destination France.

 

La posture d’autres organisations, minoritaires, faiblement implantées dans un nombre réduit de régions, non représentatives de la profession, va à l’encontre de la défense des hôteliers indépendants qui œuvrent chaque jour pour l’attractivité économique et l’emploi dans les territoires.