L’UMIH s’engage pour la promotion et la généralisation du doggy-bag en France en signant un partenariat avec TakeAway

07/04/15

Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH, et Nicolas DUVAL, Président de la société TakeAway, ont signé aujourd’hui une convention de partenariat visant à apporter ainsi une solution concrète et pratique aux milliers de professionnels souhaitant proposer à leur clientèle la solution « doggy bag ».


Consciente que le secteur de la restauration a un rôle important à jouer dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’UMIH a participé, en 2013, aux différents groupes de travail qui ont permis l’élaboration du Pacte contre le Gaspillage alimentaire présenté en juin 2013. L’objectif est notamment d’atteindre d’ici 2025 une réduction de moitié du gaspillage en France. Signataire du Pacte, l’UMIH est à l'origine de l’initiative visant à développer la pratique du « doggy bag » en France.

 

« Le gaspillage, c’est l’affaire de tous : du producteur au consommateur en passant par nos restaurateurs. Si le cuisinier ne produit pas pour générer du gaspillage, le doggy bag est un moyen de réduire le gaspillage alimentaire auprès de nos clients. Avec ce partenariat, nous nous engageons en faveur de la promotion et de la généralisation du doggy-bag en France. Nous devons démocratiser cette pratique. » indique Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH.

 

Selon une étude de la DRAAF Rhône-Alpes menée auprès de 2700 consommateurs, 95% des personnes interrogées sont prêtes à utiliser le doggy bag, mais dans la pratique, peu osent le demander. Parallèlement, les professionnels se posent des questions.

 

Ainsi, l’UMIH rappelle que :

  • La responsabilité du professionnel s’arrête à partir du moment où le repas est remis au consommateur. è Le restaurateur n’est pas responsable des conditions dans lesquelles ce repas sera ensuite conservé et consommé.
  • D’un point de vue réglementaire, rien ne s’oppose à emporter ce qui n’a pas été consommé.
  • Aucun étiquetage de traçabilité n’est obligatoire sur le contenant.

 

Pour inciter les professionnels à proposer la solution doggy bag, un contenant adapté et packagé doit leur être proposé. C’est tout le sens du partenariat signé avec la société TakeAway qui propose une solution optimale pour les professionnels et agréable pour le client.


TakeAway est une start-up fondée en mars 2014 par Nicolas DUVAL, Ludivine VAJOU et Victor MAROSTEGAN dans le but de remédier au fléau du gaspillage alimentaire qui ne cesse de croître. C’est par le biais d’une innovation de service, entraînant la création de deux nouveaux produits qu’ils ont décidé de s’engager aux côtés des professionnels de la restauration.


Aujourd’hui, ce n’est plus un problème de ne plus avoir d’appétit ou de manquer de temps pour terminer son repas au restaurant ! Grâce à TakeAway les restaurateurs sont en mesure de proposer à leurs clients de partir avec la fin de leur assiette, ou de leur bouteille. En effet, TakeAway commercialise deux produits « La Box TakeAway » (micro-ondable, recyclable, étanche, personnalisable, transportable) & « Le Bag TakeAway ». Ces produits vont permettre aux restaurateurs de réinventer la fin des repas à l’aide de produits qualitatifs, au design travaillé et épuré. « Tous les restaurants qui l’ont essayé l’ont adopté » informe Nicolas DUVAL, Co-fondateur et PDG de TakeAway.

 

Le service TakeAway comprend une signalétique gratuite visant à informer le consommateur de la disponibilité des produits au sein de l’établissement. Ce dernier sera ainsi référencé sur le site internet de l’entreprise (www.takeaway-group.com). Personnalisable à l’image du restaurant, la Box TakeAway et le Bag TakeAway sont de réels nouveaux supports de communication qui pourront véhiculer une image du restaurant jusqu’au domicile du client.


Le Gaspillage alimentaire dans la restauration

L’UMIH a réalisé une enquête en novembre 2014 auprès de ses adhérents pour recenser les bonnes pratiques des professionnels contre le Gaspillage sous toutes ses formes (gaspillage de l’eau, de l’énergie…) mais surtout contre le gaspillage alimentaire !

Les 400 professionnels qui y ont répondu ont montré leur entière implication sur ce sujet. Les restaurateurs ont une passion commune : le travail des produits issus du terroir et la recherche de qualité. C’est cette sensibilité et cette reconnaissance de la vraie valeur des produits qui fait que le restaurateur va tout mettre en œuvre pour ne pas gaspiller.

Les bonnes pratiques  recensées par l’UMIH se situent sur 3 niveaux :

  • Lors des préparations en cuisine, par exemple en optimisant la gestion des stocks grâce à des techniques visant à allonger les durées de vie (sous-vide, cellule de refroidissement, congélation, en optant pour une carte restreinte, en privilégiant les réservations…).
  • Grâce à la relation entre le restaurateur (ou le personnel de salle) et le client (par exemple en tenant compte des commentaires clients sur les quantités, en proposant plusieurs formules selon l’appétit, une formule enfant dont les quantités sont adaptées, en donnant la possibilité de repartir avec les restes (comme le doggy bag)).
  • Après le service (par exemple en transformant des produits restants, des légumes en mousses, de la viande en terrine, du pain en chapelure, du poisson en rillette…).

L’UMIH diffusera prochainement à l’ensemble de ses professionnels adhérents son Guide des bonnes pratiques contre le gaspillage alimentaire.

 

Obligation de tri des biodéchets au 1er janvier 2016

Enfin, la lutte contre le gaspillage s’inscrit plus largement dans la prévention de la production de déchets, avec notamment l’obligation de tri des biodéchets qui incombe à certains restaurateurs.

Suite à la loi Grenelle 2 (2010-788), l’arrêté du 12 juillet 2011 qui en découle précise les échéances réglementaires liées à l’obligation de tri des biodéchets (déchets biodégradables de cuisine et de table).

  • Au 1er janvier 2015, le seuil réglementaire était à 20 tonnes de biodéchets par an (~480 repas/jour).
  • Au 1er janvier 2016, il sera à 10 tonnes de biodéchets par an (~240 repas/jour).

L’UMIH étudie donc toutes les solutions qui peuvent être mises en œuvre soit pour valoriser in situ ces déchets, soit pour les faire collecter en vue d’une valorisation (méthanisation, compostage). L’UMIH participe ainsi à un groupe de travail qui a pour objectif de rédiger un guide pratique de gestion des biodéchets en restauration.