L’UMIH demande la reconnaissance de la restauration artisanale

06/06/13

L’UMIH demande la reconnaissance de la restauration artisanale

Dans le cadre de sa participation active depuis février dernier au Comité de filière « Restauration » mis en place et piloté par la Ministre Sylvia Pinel pour valoriser la restauration traditionnelle, l’UMIH a fait la proposition suivante : la reconnaissance au sein de la restauration de l’activité artisanale dans le but d’offrir davantage de transparence pour le consommateur.

 

Aujourd’hui, la restauration traditionnelle est menacée. Le consommateur ne s’y retrouve plus et perd peu à peu sa confiance dans les restaurants et les restaurateurs. C’est notre rôle, en tant qu’organisation professionnelle leader, d’aider le consommateur à savoir quand il va pousser la porte d’un restaurant quel type de cuisine il va trouver. C’est notre rôle de redonner confiance aux consommateurs dans leur cuisinier et leur restaurateur.

 

Aujourd’hui, nombre de nos restaurateurs se reconnaissent dans le terme « restauration artisanale », synonyme pour les Français de savoir-faire traditionnel, mais il ne peut être utilisé sans avoir juridiquement la qualité « d’artisan ».

Le restaurateur qui utilisera donc l’appellation artisanale devra s’engager à servir une cuisine préparée sur place et garantir également la qualité du service à table et de l’accueil. C’est pourquoi, pour assurer au consommateur ces garanties, l’UMIH souhaite s’appuyer sur label d’Etat existant Maître Restaurateur. Ainsi, ne pourront utiliser juridiquement l’appellation « artisan » restaurateur que les restaurateurs titulaires du titre Maître Restaurateur.

 

Les avantages liés au label d’Etat existant Maître Restaurateur sont :

  • C’est le seul titre délivré par l’Etat,
  • Il est soumis à des contrôles périodiques (audit tous les 4 ans) par des organismes certifiés par l’Etat,
  • Il respecte la diversité de la restauration française sans discrimination, allant du restaurant traditionnel le plus simple aux grandes tables étoilées.
  • Ce titre a le mérite d’exister et de fonctionner.

Pour autant, la signalétique existante attachée au titre n’est pas suffisamment lisible pour le consommateur et le titre n’est pas assez reconnu par le grand public.

 

C’est pourquoi, l’UMIH propose:

  • Une signalétique apposée devant l’établissement, simple, facilement reconnaissable, à l’instar de ce qui a été fait pour le classement hôtelier.
  • Une charte affichée dans le restaurant, qui résumerait les engagements du cahier des charges. Ceci permettrait de répondre à la problématique de transparence en cuisine pour le consommateur et de lui offrir notamment des garanties que les produits sont cuisinés sur place.

 

A plus long terme, l’UMIH souhaite que le cahier des charges du titre Maître Restaurateur soit encore plus exigeant en termes de qualité. Un changement du nom du label pourra également être envisagé.

 

La solution proposée par l’UMIH, c’est-à-dire la reconnaissance de la restauration artisanale, garantira enfin une information transparente au consommateur, tout en s‘inscrivant dans une démarche incitative et réaliste pour les professionnels. C’est une démarche volontaire, simple à réaliser. Et le consommateur aura la certitude en poussant la porte d’un restaurant artisanal de trouver des produits bruts transformés et travaillés sur place.

 

L’UMIH s’inscrit ainsi dans une logique de valorisation et d’incitation des professionnels à satisfaire toujours mieux leurs clients.

L’UMIH demande aux parlementaires que les amendements qui seront proposés dans le cadre de l’examen du projet de loi consommation, apportent aux consommateurs la transparence tant attendue, valorisent un savoir-faire et des pratiques artisanales tout en préservant la cohérence du secteur.