Encadrement des locations touristiques meublées : une avancée majeure

13/09/13

et significative pour les professionnels de l’hôtellerie

 

Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), l’organisation professionnelle leader du secteur de l’hôtellerie-restauration, et Laurent DUC, Président UMIH Hôtellerie, saluent le vote à l’Assemblée nationale d’amendements gouvernementaux visant à encadrer la location de meublés de tourisme pour les résidences secondaires.

 

« C’est une avancée majeure et significative pour le secteur de l’hôtellerie qui alerte depuis des années l’opinion publique sur l’ampleur du phénomène. Nos hôtels subissent la concurrence directe et déloyale des locations meublées touristiques qui bénéficient d’un flou juridique et d’une certaine impunité. La location d’appartements meublés à des fins touristiques par des particuliers s’est très fortement développée ces dernières années. Surtout, on doit faire face à une véritable professionnalisation du métier : dans la plupart des cas, ce ne sont plus des compléments de revenus mais de véritables activités hôtelières déguisées, sans respect des obligations liées à la location de ce type d’hébergement. Il était temps d’agir ! Nous nous félicitons du vote des députés. Cet amendement a l’avantage de ne pas stigmatiser l’économie collaborative et les propriétaires qui louent leur résidence principale tout ou partie pendant leur absence. Au contraire, il va enfin permettre d’encadrer les pratiques et on l’espère de stopper les dérives. », déclarent Roland HEGUY et Laurent DUC.

 

Des sites, qui se positionnent en tant « qu’intermédiaires » sur internet mettent en lumière et amplifient la visibilité de ce type d’hébergement. La Mairie de Paris estime à 20 000 le nombre de logements proposés à la location touristique, sur un parc prévu à l’origine pour le logement de parisiens. C’est 400 hôtels de 50 chambres ! Et combien d’emplois directs derrière ? 2000 ? 5000 ? Sans compter que les plateformes de locations meublées touristiques qui ne sont pas basées en France échappent à toute fiscalité sur le montant des commissions perçues pourtant sur des meublés situés en France.

 

L’UMIH espère que les dispositions votées ce jour ne seront pas remises en cause lors de l’examen du projet de loi au Sénat.

 

Enfin, l’UMIH rappelle également sa volonté d’interdire la location de meublées de courte durée à la nuitée et de fixer une durée minimale de location de 7 jours, comme c’est le cas dans de nombreuses destinations touristiques, comme New-York, Barcelone, Berlin ou quelques quartiers de Londres.