Conseil d’administration de l’UMIH :
Les préoccupations de la profession sont nombreuses

09/10/14

Le Conseil d’Administration de l’UMIH, qui regroupe l’ensemble des Présidents départementaux de la confédération, s’est tenu mardi 7 octobre. L’occasion pour l’UMIH nationale de faire un point sur les nombreux dossiers du secteur.

En préambule, les professionnels présents, représentant l’ensemble des territoires français, en métropole et outre-mer, ont fait un bilan de la saison estivale. Un bilan mitigé, avec des disparités suivant les territoires, les établissements et les périodes. Les professionnels sont inquiets avec des clients de plus en plus versatiles, une baisse du pouvoir d’achat, une saison qui se réduit comme peau de chagrin et la montée en puissance de géants du net qui favorise le développement du commerce illégal. Le modèle économique du secteur est en train de changer. Si les professionnels doivent nécessairement s’adapter et se diversifier pour répondre au mieux aux attentes des consommateurs, il est temps d’agir concrètement pour réguler les pratiques abusives de certains acteurs du Net.

 

Parmi les nombreux sujets de la profession :


1. Fait-maison et Artisan-cuisinier : l’UMIH a participé, lundi 6 octobre, à la première réunion du groupe de travail sur la revalorisation du métier de cuisinier mis en place par Carole DELGA. Si le fait-maison était une première étape pour informer le consommateur, l’UMIH plaide pour la reconnaissance de l’artisan-cuisinier qui permettra la valorisation du métier. Hubert JAN, Président de la branche restauration de l’UMIH, a annoncé le soutien de l’UPA et des Chambres de métiers (via l’APCMA, Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat). L’UMIH salue le travail sur ce sujet de la ministre qui est à l’écoute des attentes des professionnels, et espère aboutir rapidement sur la reconnaissance du caractère artisanal du cuisinier, seul métier de bouche à ne pas être inscrit au répertoire des métiers.

 

2. Accessibilité : Suite à la publication de l’ordonnance la semaine dernière au Journal officiel, l’UMIH attend la parution des décrets d’application qui définiront les nouvelles normes pour la mise en accessibilité des établissements installés dans des bâtiments existants ; et qui apporteront des modifications substantielles et équilibrées par rapport aux textes antérieurs : alléger les obligations sans nuire à la qualité d’usage tout en prenant mieux en compte les différents types de handicap.

3. Affaires sociales et Formation professionnelle : Au regard des changements engendrés par la future réforme de la représentativité, Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH, a annoncé le renforcement de la Commission des Affaires sociales et de la Formation professionnelle de l’UMIH. Elle sera présentée lors du prochain Congrès de l’UMIH.

4. Taxe de séjour : A la suite de la dernière réunion de concertation qui a eu lieu au Quai d’Orsay mardi 30 septembre dernier, le cabinet du ministre, a confirmé auprès de l’UMIH que les négociations étaient toujours en cours sur le barème, et que des propositions seraient faites rapidement pour améliorer le recouvrement de la taxe de séjour auprès de toutes les formes d’hébergement marchand. S’il est certain qu’une augmentation de la taxe de séjour pénalisera nos entreprises, l’UMIH salue l’engagement du Quai d’Orsay et du Ministre Laurent Fabius de trouver des solutions concertées et favorables au développement du secteur, à sa compétitivité et de manière générale à l’attractivité de la France.

5. Allergènes : Concernant l’obligation européenne d’informer les consommateurs sur les 14 allergènes figurant dans les plats à partir du 13 décembre prochain, et dans l’attente de la publication du décret qui devrait laisser aux exploitants la liberté de donner une information orale pour autant que la documentation interne correspondante existe et puisse être présentée en cas de contrôle, Hubert JAN a annoncé la mise en place très prochainement d’un partenariat exclusif pour les adhérents UMIH afin de les accompagner dans la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation.

6. Licence IV : Suite au rapport relatif aux professions réglementées et dans le cadre de la préparation du futur projet de loi « pouvoir d’achat et croissance », l’UMIH souhaite une meilleure gestion des licences existantes non-exploitées et un meilleur encadrement des pouvoirs des maires dans la délivrance des autorisations. L’UMIH demande que les licences IV non-exploitées soient gérées par une banque de licences administrée par la profession. De plus, l’UMIH juge le code de débit de boisson, intégré dans le code de la santé publique, complétement inadapté, et demande, dans le cadre du Choc de simplification :

  • Le rétablissement de la licence I pour les établissements qui vendent des boissons sans alcool
  • Le regroupement des boissons des groupes II et III
  • Trois zones protégées seulement (hôpitaux, stades et écoles)
  • La suppression de certains articles obsolètes
  • La simplification des affichages obligatoires
  • La suppression de la réglementation relative au verre gravé
  • Le transfert de la dernière licence IV dans l’intercommunalité sans passer par le préfet

 

7. Sur le dossier du bruit, Laurent LUTSE, Président de la branche Cafés Brasseries Etablissements de nuit de l’UMIH, participe aux travaux du Conseil national du Bruit dans le cadre du futur PNSE 3.

8. Un futur barème sur les Discothèques sera signé prochainement avec la Sacem.

9. Sur le décret-plage, Thierry GREGOIRE, Président de la branche des Saisonniers de l’UMIH, a rappelé l’accord du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, pour modifier le décret-plage datant de 2006 et la mise en place très prochainement d’un groupe de travail dédié au sujet.

10. Gaspillage alimentaire : l’UMIH, qui a participé aux travaux du Pacte de lutte contre le gaspillage alimentaire, travaille aux côtés de la DRAAF Rhône-Alpes pour sensibiliser les consommateurs et les restaurateurs à la pratique du « doggybag ». Prochaine étape le 16 octobre!

11. Contrôle hygiène des restaurateurs : Si aujourd’hui rien n’est encore décidé, l’UMIH souhaite être associée pleinement aux travaux de la DGAL pour définir les modalités d’information des consommateurs sur les résultats des contrôles hygiènes.

 

Pour Roland HEGUY, lors de ce conseil d’administration « la priorité a été donnée, encore une fois, à l’examen des nombreux dossiers de notre secteur. C’est la force de notre unité, les indépendants que nous représentons aux côtés des structures associées de l’UMIH, qui nous permettra d’aboutir et d’aller chercher la victoire sur tous ces sujets, au profit de la profession toute entière. »