Conseil d'Administration de l'UMIH: Une profession unie pour aller chercher la victoire sur de nombreux dossiers

29/04/15

Le Conseil d’Administration de l’UMIH, qui regroupe l’ensemble des Présidents départementaux de la confédération, s’est tenu mardi 14 avril 2015.

Le Conseil d’Administration a voté l’adhésion de la CPIH en tant que syndicat associé (CP du 14/04/15), celle du SNRTC en tant que syndicat associé, et celle du SNEG & Co en tant que structure interdépartementale. Le Conseil d’Administration a également voté officiellement l’adhésion des nouvelles structures départementales de l’UMIH (déjà opérationnelles pour beaucoup d’entre elles) : UMIH 06 HCR de Cannes, UMIH 59 Nord Grand Hainaut, UMIH Charente-Maritime, UMIH Doubs, UMIH Guadeloupe, UMIH Loire-Atlantique, UMIH Martinique, UMIH Mayotte, UMIH Territoire de Belfort, UMIH Vienne.

Pour Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH : « C’est un jour historique pour l’unité de la profession. La priorité a été donnée, encore une fois, à l’examen des nombreux dossiers de notre secteur. C’est la force de notre unité qui nous permettra d’aboutir et d’aller chercher la victoire sur tous les sujets, au profit de la profession toute entière. »

En préambule, les professionnels présents, représentant l’ensemble des territoires français, en métropole et outre-mer, ont fait part des difficultés économiques du secteur, et surtout de leur inquiétude face à l’augmentation de la fiscalité locale. Directement impactés par toute augmentation de fiscalité, ils ne sont pas en situation de pouvoir faire face à ces augmentations incontrôlées qui mettent en péril la viabilité de nombreux établissements, et l’activité économique de certains territoires, notamment en zone rurale.

L’UMIH souhaite que les entreprises du secteur du tourisme, et de manière plus générale celles des services, puissent bénéficier du dispositif de soutien à l’investissement « industriel », présenté par le Gouvernement début avril. Pour l’UMIH, aucune différence ne doit exister entre les divers secteurs d’activité qui contribuent tous à l’activité économique de la France. Ce dispositif pourrait être une bouffée d’oxygène pour les entreprises qui doivent investir massivement pour la mise aux normes accessibilité et dans le numérique.

En conclusion du Conseil d’Administration, Roland HEGUY avait invité Pierre GATTAZ, président du Medef à venir s’exprimer, notamment sur la question de la représentation syndicale dans les entreprises de moins de 11 salariés. L’UMIH a rappelé son opposition à toute représentation syndicale dans les TPE. « Le dialogue social existe dans nos entreprises, il est naturel et permanent. Nous n’avons pas besoin d’instances extérieures, laissez-nous travailler sereinement et tranquillement. » a martelé Roland HEGUY. Dans sa réponse, Pierre GATTAZ a annoncé que le Medef s’opposera à la représentation syndicale dans les moins de 11 salariés, telle qu’annoncée dans le futur projet de loi REBSAMEN.

Le Président de la CGPME, François ASSELIN, sera présent lors du prochain Conseil d’Administration de l’UMIH, prévu le 23 juin 2015.

Les principaux dossiers abordés

 

Artisan-cuisinier et Fait-maison : Hubert JAN, Président de la branche Restauration de l’UMIH, s’est félicité de l’adoption par les sénateurs, lors de l’examen du projet de loi Croissance & Activité en séance publique, de l’amendement reconnaissant l’artisan cuisinier. Le nouveau référentiel du fait maison a été présenté.

 


 

Transparence des contrôles hygiène : L’expérimentation vient d’être lancée à Paris et en Avignon depuis le 1er mars, les contrôles seront mis en ligne à compter du 1er juillet prochain. Les pouvoirs publics prévoient 3 niveaux d’affichage des résultats des contrôles : bon, acceptable, à améliorer. L’UMIH met en garde sur le risque de stigmatisation pour les professionnels d’instaurer 3 niveaux d’affichage, risque appuyé par le résultat de l’enquête d’ED Institut (menée en février dernier auprès de 330 personnes) qui indique que +50% des personnes interrogées réduiraient ou éviteraient de fréquenter un établissement ayant une note moyenne (à améliorer). L’UMIH continue de militer pour 2 niveaux d’affichage. En effet, le message doit être clair pour le consommateur : soit le niveau d’hygiène est correct, soit de nombreux manquements existent.

 

Enfin, l’UMIH dénonce le message de l’autocollant que devront apposer les restaurateurs sur leur vitrine. L’affiche initiale qui avait été présentée à la profession indiquait « Connaissez-vous le niveau d’hygiène de ce restaurant ? ». Sans concertation, le message a été transformé et est devenu : « Vérifiez le niveau d’hygiène de ce restaurant ». Pour l’UMIH, le terme « vérifiez » jette l’opprobre sur toute une profession et est inacceptable en l’état.


Lutte contre le gaspillage alimentaire : l’UMIH a présenté ses travaux en faveur de la généralisation du doggy bag et a annoncé la diffusion prochainement du Guide des bonnes Pratiques contre le gaspillage alimentaire


Centrales de réservation en ligne : Parallèlement à la procédure auprès de l’Autorité de la concurrence, l’UMIH a annoncé s’être jointe à la plainte du ministère de l’Economie auprès du Tribunal de Commerce de Paris contre Booking.com, ainsi qu’à celle contre Expedia, via la CPIH. Sur ce même sujet, l’UMIH félicite les sénateurs d’avoir adopté sa demande de qualification en mandat des relations contractuelles entre OTA et hôteliers, qui permettra de redonner la liberté commerciale aux hôteliers.


Commerce illégal : Ce phénomène n’est plus uniquement conscrit aux grandes villes. Les professionnels constatent une explosion de la concurrence déloyale liée à la multiplication de toutes les formes de commerces illégaux, notamment la location meublée touristique. Cette activité se développe de manière exponentielle, sans aucun contrôle, et en abusant, la plupart du temps, du flou juridique et devient dans la plupart des cas des activités hôtelières déguisées qui se professionnalisent. L’UMIH continue de plaider pour renforcer les dispositifs, stopper les abus et mettre un terme à l’économie de l’ombre.


Accessibilité : l’UMIH a présenté les documents mis à disposition des professionnels adhérents pour les accompagner dans leur démarche.

 


Cafés Culture : L’UMIH se félicite de la généralisation, à l’échelle nationale, de la plateforme Cafés culture à travers la constitution d’un Groupement d’intérêt public (GIP) «cafés culture» présenté le 16 avril 2015.


Revitalisation des zones rurales : L’UMIH a présenté le groupe de travail mis en place au sein de la confédération pour développer un outil visant à redynamiser les zones rurales. Le dispositif sera présenté lors du prochain Congrès de l’UMIH.


Diffusion de la musique : Dans le cadre des travaux sur la Simplification de la vie des entreprises, l’UMIH demande la création d’un seul et unique organisme collecteur pour la gestion des droits voisins et associés (Sacem et Spre)

RSI : L’UMIH a rappelé ses propositions en faveur d’une nouvelle gouvernance et d’une révision du RSI :

  • La refonte de la gouvernance du RSI.
  • La suppression de la taxation des dividendes pour une meilleure équité entre toutes les formes juridiques des entreprises.
  • Une tarification claire et précise pour le calcul des cotisations.
  • Le suivi personnalisé et adapté aux situations des entreprises, notamment celles en difficulté.
  • L’exclusion du dispositif du RSI tous les autoentrepreneurs cumulant le statut d’indépendant avec un contrat de travail.

 

 

Décret plage : L’UMIH s’étonne du silence du ministère de l’Ecologie sur la réforme du décret plage alors que ce dernier s’était engagé à réunir un groupe de travail sur le sujet (engagement de Frédéric CUVILLIER et Communication d’Alain VIDALIES en Conseil des ministres le 1er octobre 2014 pour « Une politique maritime au service de l’emploi et de l’environnement, de l’innovation et de l’éducation »). De nombreuses concessions de plage arrivent à expiration à partir de 2015 et ne seront pas renouvelées. Si rien n’est fait, globalement plus de 2000 emplois seraient ainsi supprimés sur le territoire national. Pour les professionnels du tourisme, l’Etat doit respecter la parole donnée et réformer le décret de 2006 relatif aux concessions de plage.


Horaires de fermeture des bars : Après Lille, la ville de Bordeaux a pris un arrêté imposant la fermeture des établissements dès minuit pour le quartier du Cours de l’Yser. L’UMIH dénonce cette décision prise sans concertation avec les professionnels, qui aura des impacts économiques et sociaux importants. Plus qu’une casse sociale, cet arrêté ne réglera aucune des problèmes liés à l’alcoolisation massive des jeunes. Les bars ne sont pas responsables des nuisances dans la rue. En obligeant les bars à fermer plus tôt, les élus se trompent et transforment la rue en plus grand bar à ciel ouvert.