Booking.com entend préserver son seul intérêt et, en aucun cas, celui de nos clients et des hôteliers par un leurre

25/06/15

A l'heure où des enquêtes sont en cours dans 10 pays européens, à l'heure où le syndicat professionnel européen de la profession (HOTREC) a exprimé son désaccord sur les engagements de Booking.com devant l'Autorité de la concurrence et que la France, avec la loi Macron, est en train de mener une bataille historique, Booking.com brouille le message en annonçant l'application à toute l’Europe de ses propres engagements pris devant l’Autorité de la concurrence.

 

En réalité, avec cette annonce, Booking.com continue de préserver ses propres intérêts en persistant sur la clause de parité tarifaire et sur l’utilisation de la mention "meilleur prix garanti" en infraction avec ses propres engagements devant l'Autorité de la concurrence.

 

Si la profession avait reconnu dans la décision de l’Autorité de la concurrence une première avancée pour l’hôtellerie française, elle n'était pas suffisante. Les hôteliers ont demandé devant de nombreuses autorités et tribunaux, la suppression d'une des clauses abusives dans leur contrat qui les empêche de vendre en direct à LEURS clients une chambre au prix qu'ils souhaitent. En clair, nous demandons, pour les hôteliers, le droit de faire des promotions ou des rabais à leurs clients en direct. Quoi de plus normal?

 

L’Autorité de la concurrence a octroyé partiellement ce droit aux hôteliers de vendre en direct à leurs clients des chambres sur tous les supports de commercialisation … sauf sur internet. En clair, à l’heure où plus de 35% des réservations se font en ligne et que ce chiffre augmente de manière exponentielle : c’est "papier et crayon" pour l’hôtelier … et jackpot pour Booking.com.

 

Rappelons qu’en prenant jusqu'à 30% du prix de la chambre, Booking.com n’a jamais prouvé qu’il était le défenseur de nos clients, pas plus que celui nos hôtels. C’est pour cela que l’adoption du projet de loi MACRON permettra une vraie transparence sur les prix dans l’intérêt même de nos clients et des hôteliers.

 

L'UMIH et ses syndicats associés ne doutent pas que le Parlement français se battra pour la transparence des relations entre les plateformes et les hôteliers, au bénéfice de nos clients.