Au menu de la rencontre entre l’UMIH et Carole DELGA : l’artisan-cuisinier, la saison et le commerce illégal

30/07/14

L’UMIH, la première organisation professionnelle du secteur de l’hôtellerie-restauration, fédérant 85% des entreprises indépendante du secteur, a rencontré, ce matin, Carole DELGA, secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat, du Commerce, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, afin de faire un point sur la saison et l’activité économique des entreprises, le fait-maison et l’artisan-cuisinier, et le commerce illégal.

A l’heure du traditionnel point d’étape sur la saison estivale, Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH, a indiqué à la ministre la profonde inquiétude des professionnels sur l’activité des établissements et les conséquences économiques et sociales : « Les premières remontées sur le terrain font état d’une très grande disparité et d’une très grande inégalité d’un territoire à l’autre, d’un établissement à l’autre, et même d’une semaine à l’autre. Les tendances ne sont plus linéaires, rien n’est prévisible. Si l’événementiel, dans ou à côté de l’établissement, a un impact important dans l’activité, néanmoins le pouvoir d’achat des Français reste en baisse. Ces derniers, d’ailleurs, partent moins. L’emploi saisonnier devient hélas la variable d’ajustement. »

Parallèlement à cette baisse d’activité, les établissements doivent également faire face à la concurrence déloyale des activités illégales d’hébergement et restauration qui prolifèrent encore plus pendant la saison estivale.

A ce sujet, ils ont salué l’instruction interministérielle qui, suite aux actions menées par l’UMIH, avait été adressée à tous les préfets au début d’année. Cette instruction visait à rappeler la réglementation applicable aux loueurs de chambres d’hôtes. Néanmoins, l’UMIH regrette l’absence de contrôles effectifs sur le terrain depuis, et a demandé à la ministre la mise en œuvre d’actions rapides pour verbaliser les activités illégales qui échappent à toute contrainte fiscale, réglementaire, sociale, et également en matière d’hygiène. La ministre s’est montrée très à l’écoute et a annoncé son intention de sensibiliser encore une fois les services déconcentrés de l’Etat.

Enfin, sur l’artisan-cuisinier, la ministre a confirmé aux professionnels la mise en place d’un groupe de travail dès septembre sur la revalorisation du métier de cuisinier. Hubert JAN et Jean TERLON, Président et Vice-président de la branche Restauration de l’UMIH, ont présenté à la ministre le projet de l’UMIH : la reconnaissance de l’artisan-cuisinier. « Un cuisinier n’est rien d’autre qu’un artisan qui choisit ses produits et qui apporte son savoir-faire en les transformant. Notre proposition, reprise par la ministre, est la solution pour valoriser nos métiers, mais surtout les femmes et les hommes  sur nos territoires qui pratiquent leur métier avec passion. », ont indiqué Hubert JAN et Jean TERLON.

A ce titre, l’UMIH a indiqué à la ministre avoir reçu le soutien officiel de l’UPA et l’APCMA qui a écrit un courrier en ce sens au Premier ministre :

D’autres sujets ont également été abordés, notamment les allergènes et l’accessibilité.