Airbnb s’engage à payer ce que les dérives du système permettaient aux hébergeurs de ne pas payer !

01/10/15

Alors que la plateforme Airbnb affirme jouer « les bons élèves fiscaux » en collectant la taxe de séjour à Paris, l’UMIH et ses syndicats associés considèrent cette annonce comme une simple régularisation du versement jusqu’à alors non-perçu de la taxe municipale due par les loueurs de meublées. Ce premier pas est louable mais ne résout pas le manque d’opacité de ces activités.

 

L’UMIH regrette en effet, l’absence de transparence dans le reversement de la collecte de la taxe de séjour, puisqu’aucune disposition ne permet d’identifier les propriétaires, ni le nombre réel de nuitées par appartement. Pas plus que les revenus issus de cette activité qui permettrait de différencier l’économie collaborative de l’économie grise. La performance du modèle économique d’Airbnb impose l’omerta.

 

L’économie collaborative, c’est la location par particulier d’une chambre inoccupée chez lui ou de son habitation principale, en accueillant « son hôte » ; c’est-à-dire une offre positive. Mais le dévoiement vers « une économie grise » - c’est-à-dire l’industrialisation de la location d’appartements ou des services de restauration à domicile sans aucun contrôle, sans respect de la réglementation en vigueur, échappant à toute fiscalité, et favorisant le travail dissimulé – concurrence directement et déloyalement nos entreprises. Oui au collaboratif et au partage, mais des règles du jeu identiques pour tous.

 

C’est pourquoi, l’UMIH et ses syndicats associés, tout en rappelant leurs propositions pour une meilleure équité entre tous les acteurs, demandent que les plateformes en ligne fournissent à l’administration, directement, l’ensemble des informations lié aux revenus des bénéficiaires générés par ces activités, comme cela est déjà le cas en d’autres domaines.