Airbnb, Abritel, Booking, Expedia, TripAdivsor, etc. : Fin de la supercherie pour le consommateur

05/10/17

L’UMIH (Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie) et le GNC (Groupement National des Chaînes) se félicitent de la publication ce matin au Journal Officiel de 3 décrets particulièrement attendus par tous les professionnels de l’hébergement marchand. Tout opérateur en ligne (plateformes de mise en relation, OTA, sites d’avis) aura une obligation renforcée d’information du consommateur.

Ces décrets doivent marquer la fin de la tromperie et de la supercherie.


En effet, à compter du 1er janvier 2018 :

  1. Les plateformes de mise en relation des locations meublées devront indiquer sur toutes les offres la qualité de l’annonceur, selon que cette offre est proposée par un professionnel ou un non-professionnel. Ainsi, le consommateur connaîtra le statut réel du loueur et s’il conclut avec un véritable particulier ou avec un professionnel : les avatars et faux profils qui se référencent comme des particuliers seront désormais identifiables.

Dès 2015, l’UMIH avait dénoncé l’industrialisation du phénomène de la location meublée prouvant l’existence de multipropriétaires qui se cachaient sous de faux profils (exemple : Anne-Sophie, 22 ans, aimant la mode et les voyages, qui proposait à la location… 117 appartements). Le client, lui, pensait séjourner réellement chez un habitant.

  1. Les plateformes de réservation en ligne devront, quant à elles, indiquer les conditions de référencement et de déréférencement des contenus et des offres des professionnels.

Jusqu’à présent, le consommateur pouvait être induit en erreur par le classement et par les termes « meilleure offre, meilleur rapport qualité prix, fausse réduction de prix etc. », alors que les conditions de classement et de référencement des offres étaient organisées de manière non transparente et que les meilleures offres sont toujours proposées par le professionnel en direct.

  1. Enfin, les sites d’avis en ligne devront indiquer, à proximité des publications, l’existence ou non d’une procédure de contrôle et les critères de classement des offres.

 

« Nous attendions la publication de ces décrets depuis un an, date de la promulgation de loi Lemaire ! » explique Laurent DUC, président d’UMIH Hôtellerie.

« Nous en sommes convaincus, ces nouvelles dispositions vont clairement ouvrir les yeux du consommateur sur l’offre réelle disponible sur Internet, provenant de particuliers ou de professionnels, sur la sincérité du référencement des annonces et sur l’affichage des prix. » ajoute Roland HEGUY, président confédéral de l’UMIH.

Jacques BARRE, président du GNC, ajoute que « cet enjeu de transparence a été pris en compte par le gouvernement, c’est une avancée importante pour que le consommateur fasse son choix en pleine connaissance de cause. Nous serons attentifs à la bonne application de ces mesures portées de longue date par nos organisations. »


Enfin, l’UMIH et le GNC rappellent au Gouvernement l’urgence de publier les décrets manquants :

  • Les sanctions pour les plateformes qui ne respecteront pas la publication du numéro d’enregistrement mis en place par la municipalité (Loi pour une République numérique).
  • Les modalités de mises en œuvre de la transmission automatique des données par les plateformes à l’administration fiscale à compter du 1er janvier 2019 (Loi de finances rectificative pour 2016).