Abandon des deux surtaxes touchant l’hébergement marchand : Sursis pour le tourisme français

17/07/14

L’UMIH et le GNC prennent acte de l’abandon à l’Assemblée nationale, des deux surtaxes votées en première lecture, sans concertation, il y a deux semaines par les députés dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, dont :

 

  • l’une visait au relèvement du plafond des tarifs applicables à la taxe de séjour à 8 euros par nuitée et par personne (contre 1,50 € actuellement),
  • l’autre instaurait une taxe supplémentaire régionale en Ile-de-France de 2 € par nuitée et par personne.

 

Les professionnels ont apprécié la position adoptée par le Gouvernement, et notamment Laurent FABIUS, Arnaud MONTEBOURG, Michel SAPIN, Fleur PELLERIN et Carole DELGA.

 

L’UMIH et le GNC ont noté la volonté du Gouvernement d’inscrire la réforme de la taxe de séjour dans le cadre des prochains débats budgétaires qui accompagneront l’examen du projet de loi de finances pour 2015. L’UMIH et le GNC espèrent vivement que ces débats seront précédés d’une large concertation avec les professionnels, démarche qui a largement fait défaut jusqu’à ce jour.

 

Comme l’a souligné Christian ECKERT lors des débats, les deux organisations professionnelles demandent être associées aux travaux menés par le Gouvernement et les parlementaires sur ce sujet, et demandent que la réforme de la taxe de séjour aborde les questions essentielles de son affectation, son assiette, son périmètre et son recouvrement.

 

Face aux incertitudes, les professionnels poursuivent leur mobilisation sur le terrain. L’ensemble des hébergements marchands français (17000 hôtels, 2300 résidences de tourisme, 7800 campings, et près de 60 000 gîtes), sont ainsi appelés à apposer sur leur panonceau de classement un message, décliné en 8 langues : « SURTAXER TUE L’EMPLOI », « SURTAXER NUIT GRAVEMENT A L’EMPLOI ».