Vers l’obligation de vérifier enfin les avis en ligne ?

30/09/15
Hôtel

L’UMIH soutient la mesure inscrite dans le projet de loi pour une République Numérique, mis en ligne le 26 septembre dans le cadre de la contribution publique des internautes (http://www.economie.gouv.fr/projet-loi-numerique), visant à imposer aux sites internet mettant en ligne des avis d’indiquer, de manière explicite, si leur publication a fait l’objet d’un processus de vérification.

 

Cette mesure va dans le sens des travaux de l’UMIH avec l’AFNOR et la publication de la norme NF Z74-501 « Avis en ligne des consommateurs », qui n’avait malheureusement pas eu le résultat attendu car, après près de 2 ans de réunions auxquelles avait participé Tripadvisor, - qui offre aujourd’hui 250 millions d’avis dans le monde ! -  ce dernier n’avait pas souhaité adopter la norme.

 

L’hôtellerie et la restauration sont les deux secteurs d’activité générant le plus d’avis en ligne. Le message des professionnels, porté par l’UMIH, est très clair : oui aux vrais avis, non aux faux avis, non aux avis de faux consommateurs et non au chantage à l’avis. Les avis, positifs ou négatifs, doivent refléter une vraie expérience de consommation, sans diffamation, dénigrement ni injure. De leur côté, les consommateurs s’attendent à ce que les avis publiés soient réels et vérifiés. Or, sur TripAdvisor, rien aujourd’hui ne le leur garantit, alors que le site offre des avis sur 950 000 hébergements et 3 millions de restaurants dans le monde ! Le consommateur doit enfin être informé du degré de fiabilité des avis qu’il lit.

 

Après la contribution des internautes, ce projet de loi sera transmis au Conseil d’Etat pour une présentation en Conseil des ministres d’ici la fin de l’année. Il sera ensuite soumis au Parlement début 2016. L’UMIH reste vigilante et vous tiendra informée de la suite de la procédure.

D’autres dispositions du projet de loi intéressent également le secteur de l’hôtellerie-restauration, notamment le principe de loyauté des plateformes en ligne, qui renforceraient les dispositions de la loi Macron à cet égard.