Taxe sur l'hôtellerie de luxe : l'UMIH réagit

11/07/13
Panonceau hôtelier 5 étoiles

Hervé BECAM, vice-président de l'UMIH, a estimé mercredi que la taxe sur l'hôtellerie de luxe, envisagée pour financer les colonies de vacances menacées par une baisse de fréquentation, constitue "un nouveau coup" porté à l'attractivité de la France.

 

"C'est un nouveau coup porté à l'attractivité de la France, où l'hôtellerie est concurrencée très sérieusement par l'hôtellerie de qualité des pays émergents", a estimé Hervé BECAM.

 

Un rapport parlementaire publié mercredi propose notamment une taxe sur l'hôtellerie de luxe, pour financer les colonies de vacances, de moins en moins fréquentées et devenues trop chères pour les classes moyennes.

 

Hervé BECAM s'est inquiété de cette mesure envisagée : "Pourquoi ce texte alors que l'hôtellerie va passer de 7% à 10% de TVA au 1er janvier 2014, après être passée de 5,5 à 7% au 1er janvier 2012?".

 

D'ailleurs, la présidente de la mission de l’Assemblée sur l’accès des jeunes aux séjours collectifs, Annie Genevard (UMP), a dénoncé lundi 15 juillet la proposition PS d’une taxe sur l’hôtellerie de luxe pour financer les "colos", jugeant notamment qu’elle fragiliserait "un secteur particulièrement dynamique".

Hostile à cette piste proposée par le rapporteur socialiste de la mission, Michel Ménard, Mme Genevard "considère qu’on ne peut résoudre systématiquement un problème de financement par l’instauration d’un impôt supplémentaire dans notre pays, qui a subi depuis un an un matraquage fiscal sans précédent", selon un communiqué.