Taxe de séjour : l'UMIH et le GNC inquiets des déclarations d'Anne HIDALGO

10/09/14

Suite aux dernières déclarations d’Anne HIDALGO annonçant travailler sur l’hypothèse d’une taxe touchant les chambres d’hôtels à plus 100 euros, l’UMIH et le GNC ont adressé ce soir un courrier au Premier ministre et à Laurent FABIUS leur faisant part de leur stupéfaction alors qu’une concertation est actuellement menée par le Quai d’Orsay avec l’ensemble des acteurs du tourisme.

 

« Nous découvrons avec stupéfaction les dernières déclaration de Madame le maire de Paris qui, une semaine après avoir annoncé travaillé avec le Gouvernement sur une taxe sur la « grande hôtellerie », surenchérit en déclarant travailler sur l'hypothèse d'une taxe, qui ne touche pas les hôtels à moins de 100 euros la chambre. »

 

« Sur la forme, faut-il croire avec ces déclarations que la concertation à laquelle nous sommes associés est un leurre ? Tout serait en fait déjà décidé d’avance ? Lors de la discussion du projet de loi de finances rectificatives pour 2014, nous avions dénoncé la méthode utilisée et l’absence de concertation avec les professionnels du secteur. L’histoire semble se répéter : tout serait décidé avant les conclusions des travaux menés par le Quai d’Orsay dont le calendrier est pourtant fixé. Sur le fond, nous sommes extrêmement inquiets sur la méconnaissance totale d’Anne HIDALGO sur l’industrie du tourisme et sur la réalité économique de nos entreprises car, en appelant à taxer les hôtels à plus de 100€ la chambre, la maire de Paris ne vise plus seulement la « grande hôtellerie ». La quasi-totalité des hôtels parisiens seraient concernés. En effet, à Paris, le prix moyen d’un hôtel de milieu de gamme s’établit à environ 130 € et les hôtels économiques sont aux alentours de 100 € (source In Extenso Deloitte). »

 

Téléchargez le courrier adressé au Premier Ministre

Téléchargez le courrier adressé à Laurent FABIUS

 

Deux fédérations hôtelières inquiètes des propos d'Anne Hidalgo

PARIS, 9 septembre 2014 (AFP) - Deux fédérations hôtelières ont manifesté mardi leur "stupéfaction" et leur "inquiétude" face aux propos du maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), prônant l'instauration d'une taxe de séjour qui "ne touchera pas les hôtels à moins de 100 euros la chambre".

"(...) en appelant à taxer les hôtels à plus de 100 euros la chambre, la maire de Paris ne vise plus seulement la grande hôtellerie", déplorent l'Umih, principale organisation patronale de l'hôtellerie-restauration et le Groupement national des chaînes hotelières (GNC) dans un courrier adressé au Premier ministre Manuel Valls et au chef de la diplomatie Laurent Fabius.

Les organisations rappellent que Mme Hidalgo avait annoncé il y a une semaine travailler avec le gouvernement à une taxe sur la "grande hôtellerie" et qu'une "concertation est actuellement menée par le Quai d'Orsay avec l'ensemble des acteurs du tourisme".

Elles estiment que "la quasi-totalité des hôtels parisiens seraient concernés" puisqu'à Paris, "le prix moyen d'un hôtel de milieu de gamme s'établit à environ 130 euros et les hôtels économiques sont aux alentours de 100 euros".

La taxe devrait en fait toucher les hôtels de trois étoiles et plus, a indiqué mardi l'adjoint au Tourisme de Mme Hidalgo, Jean-François Martins.

Le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) avait demandé le 5 juin au gouvernement la création d'une taxe de séjour régionale de deux euros par nuitée, estimant qu'elle permettrait de dégager environ 140 millions d'euros pour les transports franciliens.

Les professionnels de l'hôtellerie et leur ministre de tutelle Laurent Fabius ont à plusieurs reprises marqué leur désaccord avec les projets fiscaux de la ville.

pan/fpo/ei