Suppression des préenseignes : l’UMIH demande un report

09/07/15
Famille

A compter du 13 juillet prochain, les hôtels et restaurants devront avoir retiré leurs préenseignes dérogatoires (Loi dite Grenelle II). Désormais, la réglementation prévoit que ces activités ne pourront dorénavant être signalées que dans le cadre de la Signalisation d’Information Locale (SIL), dans les conditions définies par les règlements relatifs à la circulation routière. La mise en place de cette signalétique relève du département.

C’est pourquoi l’UMIH, par le biais de ses fédérations départementales, a écrit à tous les préfets pour leur demander, dans le cadre de l’élaboration de la SIL, des règles claires et harmonisées qui prennent en considération l’activité économique des établissements en maintenant ce principe d’information locale.

 

Néanmoins, à moins de 15 jours de l’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation, la plupart des préfectures n’ont pas encore informé les professionnels du tourisme sur les démarches de SIL. C’est pourquoi, l’UMIH et ses structures associées et inter-départementales (GNC, CPIH, SNRTC, SNEG & CO, SNRPO et UMIH Prestige) ont demandé à Ségolène ROYAL, ministre de l’Ecologue, du Développement durable et de l’Energie, d’accorder un report de l’obligation de suppression des pré enseignes dérogatoires au minimum de trois mois, afin de ne pas pénaliser les professionnels du tourisme.

 

En effet, en pleine saison estivale, les professionnels du tourisme n’auront ni préenseignes dérogatoires ni panneaux SIL, qui, vus les délais impartis ne seront pas mis à leur disposition avant le 13 juillet.  Une absence d’indication pour localiser les établissements touristiques en pleine saison estivale qui représente pour beaucoup d’entre eux l’essentiel de leur activité annuelle impactera nécessairement la fréquentation de la clientèle et entrainera une baisse du chiffre d’affaire de ces entreprises avec le risque de fermetures d’établissements et de suppressions d’emplois. Il est indispensable pour nos établissements d’être localisés facilement par les usagers et de répondre à leur besoin en terme d’hébergement et de restauration.  

 

A l’heure où dans les zones rurales comme dans les zones urbaines les activités des TPE-PME sont déjà très fragilisées et soumises à une pression réglementaire très forte, la priorité doit être donnée pour que demain, les hôtels et restaurants ne soient pas les oubliés de la saison estivale.