Sondage Ifop : "les maires, les CHR et la revitalisation économique des territoires"

11/12/14
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A l’occasion de sa participation au Salon des Maires et des Collectivités Locales, HEINEKEN France a révélé les résultats d’un sondage inédit réalisé avec l’Ifop sur le thème des maires, des CHR et la redynamisation des territoires français.

 

Ce sondage, réalisé auprès d’un panel de 410 maires ruraux et de 1502 personnes, révèle notamment que pour 75% d’entre eux, la présence d’un café est un moteur de la vie économique des communes. De plus, la capacité d’une commune à garder ou à attirer de nouveaux habitants est conditionnée par l’existence d’un café pour plus de 3 Français sur 4

 

Enseignements clés du sondage IFOP

  • La disparition des cafés dans les communes rurales : un phénomène inquiétant
  • 1 maire sur 4 a connu la fermeture du dernier café de sa commune
  • 85% des Français considèrent que la disparition des cafés dans les communes rurales est un phénomène inquiétant

 

Les cafés, facteurs d’attractivité, de dynamisme et de création d’emplois

  • 78% des maires et 75% des Français considèrent que la présence d’un café dans une commune rurale contribue positivement à la vie économique de la commune
  • La capacité d’une commune à garder ou à attirer des habitants est conditionnée par l’existence d’un café aux yeux de plus de 3 Français et maires sur 4
  • 72% des maires estiment que la présence d’un café participe à  l’installation d’autres commerces dans la commune, et 50% à la création d’emplois directs et indirects

 

Le lien social, mission primordiale pour les cafés ruraux

  • 91% des maires considèrent que la présence d’un café contribue au lien social dans la commune, dont 60% beaucoup

 

L’objectif des élus locaux : favoriser l’installation et le maintien des cafés

  • En milieu rural, 1 maire sur 2 a mené des actions pour favoriser l’installation ou le maintien d’un café dans sa commune (contribution à la visibilité, organisations d’activités / événements dans l’établissement…)
  • 85% des Français pensent que les municipalités devraient accompagner davantage, l’installation ou le maintien de cafés dans les communes rurales

 


LE SONDAGE IFOP EN DETAILS :


Les cafés dans les communes rurales, facteurs d’attractivité, de dynamisme et de création d’emplois

16% des Français interrogés fréquentent les cafés au moins une fois par semaine, un chiffre qui baisse au fil des années, puisqu’ils étaient 20% lors d’une précédente étude en 2010.  

Au-delà du rôle social essentiel joué par les cafés dans les communes françaises, ces derniers occupent une place majeure dans la vie économique des communes notamment rurales. Ainsi, 85% des Français estiment qu’une commune rurale dans laquelle se trouve un café est plus attractive qu’une autre qui en est dépourvue. 48% vont même jusqu’à déclarer qu’en cas de déménagement à la campagne, la présence d’un café serait un critère déterminant dans leur choix.

3 Français sur 4, à l’instar des maires, sont également persuadés que la présence d’un café influence positivement l’installation d’autres commerces. 50% des français et des maires voient ainsi la présence d’un café comme facteur de création d’emplois directs et indirects.

« Mis en perspective avec une autre étude que nous avions réalisée pour HEINEKEN France en 2010, ces chiffres démontrent l’accentuation de la baisse de fréquentation des cafés », explique Damien Philippot, Directeur des Etudes Politiques de l’Ifop. « Dans le même, temps, les maires ruraux ainsi que la population française vivent cette crise du secteur comme un vrai manque à gagner pour les zones rurales, les cafés étant perçus à la fois comme un facteur de dynamisme économique et d’attractivité, mais aussi comme un lieu emblématique du lien social dans les communes rurales ».

 

Le lien social : mission primordiale pour les cafés ruraux, aux yeux de 91% des maires et de 86% des Français

Près de 90% des Français constatent que le café est bien souvent le dernier commerce qui subsiste dans les communes isolées, le dernier lieu de rencontre et de lien social. Un chiffre qui fait écho à la crise du secteur, marqué par des fermetures de cafés de plus en plus nombreuses notamment dans les zones rurales. Ainsi, 1 maire de commune rurale sur 4 a vécu la fermeture du dernier café de sa commune, un phénomène jugé « inquiétant » par 85% des Français.

85% des Français en appellent donc à leurs élus pour favoriser l’installation ou le maintien de cafés dans leurs communes, dont 74% dans les communes sans café. Les personnes interrogées ne se résignent pourtant pas puisqu’une majorité de Français pensent qu’il est encore possible de faire revenir les cafés.

 

Face à l’importance du rôle économique et social des cafés en milieu rural, 1 maire sur 2 a mené des actions pour favoriser l’installation d’un café.

Dans le but de redynamiser les territoires tout en préservant les lieux favorisant le lien social, les élus ruraux s’engagent pour la survie des cafés dans leur commune.

Parmi les actions mises en œuvre, un tiers des municipalités a cherché à promouvoir la visibilité d’un établissement pour le rendre plus attractif et assurer sa survie.  

Près d’une mairie sur cinq est intervenue très concrètement pour permettre la survie d’un café, à travers la création ou le rachat d’un établissement ou même une aide financière directe ou indirecte.

Face à la crise du secteur, les élus n’hésitent pas à  mentionner l’aide utile d’autres acteurs.  Selon eux, les entreprises de boissons ont un rôle à jouer dans la formation et la professionnalisation des gérants d’établissements, le soutien à l’entreprenariat, l’optimisation de la rentabilité, l’innovation (matériel, qualité du service…) et la réduction des impacts environnementaux (recyclage etc.)…

Le système de cautions simples ou solidaires mis en place il y a plusieurs années par HEINEKEN France à destination des (futurs) gérants, et dont l’encours s’élève actuellement à 200 millions d’euros, s’avère efficace. 62% des maires de communes de moins de 2000 habitants jugent utile, voire très utile, que les entreprises de boissons soutiennent les établissements via des cautions auprès des banques.

 

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