Sécurité des établissements : UMIH, SNEG & Co, CSCAD rencontrent la police parisienne

15/09/16

L’exposition des lieux festifs et de convivialité à la menace terroriste inquiète légitimement les exploitants de discothèques, bars et restaurants de nuit parisiens. Pour tenter d’apporter des réponses, l’UMIH, le SNEG & Co, la CSCAD, ont organisé une réunion publique le 12 septembre avec le CNAPS et la Préfecture de police. L’objectif de l’après-midi qui était de se concerter entre exploitants et professionnels de la sécurité. La fin de la réunion étant consacrée aux échanges avec la salle, composée d’adhérents des organisations citées plus haut.

Gérard Siad, président du SNEG & Co, conduisait la réunion et visiblement les policiers qui ont pris la parole étaient sur la même longueur d’ondes : « Quand on a un doute, qu’on repère un individu ou une voiture au comportement suspect, il faut en alerter les forces de l’ordre car mieux vaut un signalement inutile que laisser un drame se produire. » Idée confirmée par le commissaire divisionnaire Mégret (en charge de 507 établissements à Paris), « il est important de leur montrer qu’on sait les repérer. »Il n’est pas possible de garder tous les lieux sensibles. Un des commissaires de police présents à la tribune soulignait que les militaires statiques sont une cible « idéale » et que la doctrine s’oriente vers une surveillance plus dynamique. Outre le renforcement des dispositifs de sécurité par  les établissements,   Le sous-préfet Serge Boulanger a souligné la nécessaire coopération entre agents de sécurité privés et forces de l’ordre. Il propose l’idée de périmètres de mutualisation. Ce mot de Gérard Siad résume le mieux le bilan de la journée : « plus nos lieux se professionnalisent, plus les terroristes sont dissuadés. »