Permis de former: la profession s'engage pour l'alternance

01/08/13

Alors que la profession s’engage pour l’alternance et l’emploi des jeunes…

Avec la publication au journal officiel du 31/07/13 de l’arrêté d’extension relatif au Permis de former, la profession garantit à tous les alternants sous contrat de travail un accompagnement de qualité par une personne qui a reçu une formation dédiée à la fonction de tuteur ou maître d’apprentissage.

Cet arrêté finalise deux années de travail et de négociations entre partenaires sociaux et ouvre une ère nouvelle pour la formation en alternance dans nos établissements.

Il semble important de rappeler les objectifs et le contexte qui ont conduit à la création du permis de former à l’époque où le gouvernement nous « encourageait encore » dans la bataille pour l’emploi des jeunes !

L’apprentissage, et plus largement la formation par alternance, est un choix historique de la profession pour l’accès à la qualification, car la transmission du savoir ou des techniques en situation de travail est le mode d’enseignement le plus adapté à nos métiers. C’est un investissement pour l’avenir car les apprentis d’aujourd’hui seront les salariés compétents de demain et les repreneurs de nos établissements d’après-demain.

Aussi le permis de former va permettre de développer une formation en alternance de qualité et sera un outil pour lutter contre les ruptures de contrats encore trop nombreuses. Il permettra également, grâce au contenu de la formation, d’œuvrer pour une insertion durable des jeunes dans les métiers de notre secteur.

 

 

… le gouvernement programme le déclin de l’apprentissage !

Il est regrettable que les efforts de la profession se heurtent à des décisions gouvernementales dépourvues de sens au regard des enjeux politiques, économiques et sociétales pour la jeunesse  et le développement de nos entreprises.

Après une contestation massive contre la suppression de l’indemnité compensatrice de formation (ICF), le gouvernement propose finalement le maintien de l’ICF pour l’année 2013-2014, puis la création d’une nouvelle aide pour les entreprises de moins de 10 salariés.

Ces annonces, insatisfaisantes et abstraites, n’offrent aucune visibilité aux entreprises qui, dans le cadre des contrats d’apprentissage, s’engagent sur deux ou trois ans. En sus, cette attaque en règle du système d’apprentissage, dont les effets impliqueront à n’en pas douter une baisse du nombre de contrats d’apprentissage et une pénurie de jeunes qualifiés pour notre secteur, intervient la veille d’une réforme d’ampleur de la formation professionnelle et de la taxe d’apprentissage !

Consciente des enjeux de l’alternance et de l’apprentissage pour la qualification des jeunes et le développement de nos entreprises, l’UMIH souhaite que le gouvernement revienne sur la suppression de l’ICF pour toutes les entreprises quel que soit leur effectif, et s’engage dans un vrai dialogue avec les branches pour un système d’apprentissage performant au service de l’économie et de l’emploi.