Négociations assurance-chômage : l’UMIH est montée au créneau contre la sur-taxation des contrats courts

14/02/17

Lors du Comité exécutif du Medef réuni lundi 13 février, Roland HEGUY a rappelé l’opposition de l’UMIH à la réouverture des négociations sur l’assurance-chômage telles que présentées et tant que les conditions suivantes n’étaient pas prises en compte : 

  • Les négociations sur l’assurance-chômage doivent être globales et pas seulement cantonnées à la seule question  de la taxation des contrats courts pour certains secteurs ciblés.
  • Les négociations sur l’assurance-chômage doivent traiter de la question des intermittents du spectacle, des travailleurs transfrontaliers et des salariés des entreprises publiques afin de respecter l’égalité de traitement entre tous les salariés et toutes les entreprises.
  • Le calendrier doit être revu pour tenir compte du contexte politique et des échéances électorales de l’année 2017.

L’intervention de l’UMIH, soutenue par le GPS (Groupement des professions de services) a permis de faire bouger la ligne du Comité exécutif du Medef qui a adopté une position commune : il a donné son accord pour ouvrir la négociation, mais celle-ci devra être ambitieuse et globale, et l’Etat devra prendre ses responsabilités, notamment sur la question des travailleurs transfrontaliers. La sur-taxation des contrats-courts ne peut être le seul préalable à l’ouverture des négociations sur l’assurance chômage.

 

L’assurance chômage est un enjeu de solidarité nationale, à ce titre la future négociation amenant à une réforme de fond permettrait d’éviter toute discrimination entre les salariés.

 

Quel a été le rôle de l’UMIH ?

Hervé BECAM, Président de la Commission Sociale et Thierry GREGOIRE, Porte-parole de la négociation sociale , mènent un travail de fond, sans relâche et décisif. Ils sont montés au créneau pour faire bouger les lignes des instances interprofessionnelles en appelant à une réforme globale de l’assurance chômage afin de respecter le principe de solidarité nationale.

 

L’UMIH a fait valoir la réalité économique des entreprises CHRD : elles ont recours à des contrats-courts pour remédier à un accroissement ponctuel et temporaire d’activité. Surtaxer les contrats courts pénaliserait les entreprises qui créent de la richesse et de l’emploi.

 

Et après ?

En étant membre des instances interprofessionnelles, l’UMIH restera particulièrement attentive lors des discussions avec les partenaires sociaux pour respecter la position commune adoptée hier par l’ensemble des fédérations membres du Medef.

 

Communiqué de presse du Medef du 13/02/17

« Le Conseil exécutif du Medef a débattu de l'importance de l'assurance chômage et a réaffirmé son attachement à la gestion paritaire de ce système.

Il a donné mandat à Alexandre Saubot pour ouvrir une négociation avec les organisations syndicales afin de proposer une réforme ambitieuse, pérenne et qui permette de résoudre le déficit structurel de l'assurance chômage. Cela signifiera notamment que l'Etat devra prendre ses responsabilités (frontaliers, financement de Pôle emploi, etc.) et assumer les coûts issus de ces choix politiques. Le Medef espère que le gouvernement sera au rendez-vous.

Par ailleurs le Conseil exécutif a rappelé l'impérieuse nécessité de ne pas alourdir le coût du travail et a insisté sur le besoin de flexibilité de notre économie. Il souhaite que ces aspects soient abordés avec les partenaires sociaux lors de leurs prochaines discussions. »