Locations de meublés touristiques : L'UMIH et le GNC force de proposition à l'HOTREC

16/09/14
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Pour la 1ère fois, vendredi 12 septembre 2014 s'est tenu à Bruxelles, sous l'égide de l'HOTREC, un séminaire exclusivement consacré aux problématiques liées aux locations de meublés touristiques de particuliers par des plateformes web. Les membres de l'HOTREC les plus importants contributeurs touristiques : l'Espagne, l'Italie, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, l'Irlande, la Lettonie, Malte, la Suisse, la Turquie et la Grèce considèrent ces pratiques comme une véritable « industrie hôtelière professionnelle déguisée ».

 

« En Europe, le nombre de chambres distribuées sans contrôle représente déjà plus du double de celui qu'offrent le parc hôtelier et établissements assimilés. L'accélération incontrôlée du développement de cette activité «souterraine » suscite de vives inquiétudes dans le secteur de l'hôtellerie, qui revendique l'urgence d'établir des conditions de concurrence justes et équitables entre les différents acteurs qui opèrent sur le marché de l'hébergement touristique. Nous alertons d'ailleurs les pouvoirs publics sur ces questions depuis des années déjà et avons travaillé avec le Gouvernement dans le cadre de loi ALUR. Lors des dernières élections européennes, nous avions alerté les candidats sur la professionnalisation de ces pratiques. », a déclaré Laurent DUC, Président de la branche Hôtellerie de l'UMIH.

 

Faute de réglementation , les consommateurs se trouvent confrontés dans ce type de location à des niveaux de sécurité (notamment incendie), de normes électriques, d'hygiène et de santé, d'assurances et de responsabilité, etc... très éloignées des exigences requises dans l'hôtellerie.

 

Afin d'assurer un niveau de protection minimum des clients, quel que soit le type d'hébergement touristique choisi, et afin de veiller à ce que tous les types d'hébergement soient contrôlés et évalués de façon similaire sur le marché, l'UMIH et le GNC interpellent les décideurs à tous les niveaux (local, régional, national et européen) pour que de nouvelles mesures soient prises pour répondre à ces préoccupations.

 

Lors de leur présentation, l'UMIH et le GNC ont proposé au groupe de travail européen plusieurs actions concrètes :

  • Exiger que les plateformes déclarent les revenus des propriétaires et collectent en leur nom et pour leur compte la taxe de séjour et la TVA, sans discrimination pour les résidents et non-résidents
  • Interdire les locations à la nuitée et imposer une durée minimum de 6 nuits et 7 jours, indifféremment pour la résidence principale et secondaire du propriétaire
  • Soumettre ces hébergement aux mêmes règles que les hôtels en matière d'hygiène, de contrôles électriques, de sécurité incendie, d'accessibilité, de qualité de l'eau des piscines, d'assurances ...
  • Clarifier le rôle des plateformes (agence de Voyage? Banque? Agence immobilière?)

 

Dans ce contexte, il semble primordial pour l'Umih et le GNC de poursuivre, avec l'aide de leurs homologues européens, le travail engagé afin d'imposer aux plateformes de locations de meublés des règles du jeu équitables et de réguler ces activités professionnelles "souterraines".