Locations courte durée : Prenons exemple sur l’état de New-York

24/04/14

Le site de location Airbnb a retiré près de 2 000 annonces de sa plateforme d’échange à New York. Selon, le New York Post, le Procureur devait déposer mardi une demande pour obtenir l’identité des loueurs auprès des tribunaux new-yorkais. Presque les deux tiers des 19 500 appartements proposés sur le site le sont en violation de la loi, selon l’analyse des autorités de l’Etat.

En France, la location d’appartements meublés à des fins touristiques par des particuliers s’est également très fortement développée et professionnalisée ces dernières années, notamment dans les grandes villes.

L’UMIH ne stigmatise pas les propriétaires qui louent leur appartement quand ils partent en vacances, une ou deux fois dans l’année. Mais, aujourd’hui, il y a trop de dérives : Quelle est la différence entre un hôtel de 5 chambres et un propriétaire proposant 5 appartements à la location courte durée, avec un local pour les clés, un local pour le linge, des femmes de chambres ? Aucune dans la prestation proposée… mais beaucoup dans le régime réglementaire et législatif, plus favorable que celui de l’hébergement marchand (pas de sécurité incendie, pas d’accessibilité, pas de contrôles techniques, pas de règles sanitaires, pas de présence 24h/24, pas de fiscalité des entreprises, pas de taxe de séjour, pas de taxe sur les ordures ménagères adaptée, pas de cotisations sociales, etc.).

Il existe donc une rupture d’égalité qui crée ainsi une concurrence déloyale au détriment des professionnels, mais également des risques évidents pour les consommateurs.

L’UMIH souhaite interdire la location de meublées de courte durée à la nuitée et fixer une durée minimale de location de 6 nuits, comme c’est le cas dans de nombreuses destinations touristiques, comme New-York, Barcelone, Berlin ou quelques quartiers de Londres.