Déception de l’UMIH : le tourisme, grand absent du remaniement ministériel

02/04/14

Alors que le Gouvernement vient d’être annoncé, Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie), l’organisation professionnelle leader du secteur des cafés, hôtels, restaurants et établissements de nuit, représentant 80 000 entreprises indépendantes, déplore l’absence d’un ministère de plein exercice dédié exclusivement au tourisme.

« Le tourisme en France, c’est 135 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 7% du PIB, 2,2 millions d’emplois non-délocalisables sur tout le territoire. Pour autant, le tourisme sur le plan économique, social et culturel, souffre d’une image dégradée et manque de légitimité. Alors qu’on annonce un Gouvernement de « combat » dont la priorité est l’emploi, alors que la croissance est atone, il était urgent de considérer le tourisme comme un secteur clé pour l’activité économique de la France, pour l’emploi et pour l’aménagement du territoire. Le tourisme, à l’instar de nos voisins européens, doit être considéré comme une industrie à part entière et mériterait un ministère de plein exercice. » déclarent Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH et Hervé BECAM, Vice-président confédéral de l’UMIH.

Avec 83 millions de touristes en 2012, la France reste la première destination touristique mondiale en termes d’arrivée. Néanmoins, elle est loin derrière les Etats-Unis ou d’autres pays européens en termes de recettes moyennes par touriste. Quand un touriste dépense en moyenne 1.000 euros en Espagne et 2.000 euros aux Etats-Unis, il ne dépense que 650 euros en France. Si la France atteignait le niveau de recettes unitaires de l’Espagne, c’est un supplément de 24,6 milliards d’euros dont elle bénéficierait, correspondant à 150 000 emplois créés.

Les professionnels cafetiers, hôteliers, restaurateurs et des établissements de nuit, qui représentent 60% du chiffre d’affaires global du tourisme et près d’un million d’actifs, espèrent que les travaux menés lors des Assises du Tourisme ne seront pas vains et que le nouveau Gouvernement définira rapidement une vraie politique de compétitivité touristique qui répondrait au défi suivant : gagner des parts de marché, attirer toujours plus de touristes internationaux et plus longtemps et redonner envie aux Français de partir à la découverte de nos territoires.