Airbnb retire sa carte prépayée du marché français

12/12/17

Après un entretien avec Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et Gérald DARMANIN, ministre des Comptes publics, la plateforme de location meublée touristique, Airbnb s’est engagée à retirer sa carte prépayée du marché français qu’avait dénoncé avec force l’UMIH par la voix de son président. Pour rappel, France Info a révélé il y a 10 jours qu’Airbnb, depuis 3 ans, offrait la possibilité aux loueurs d’être payés via une carte de crédit prépayée, permettant ainsi aux hébergeurs d’échapper à toutes obligations déclaratives de leurs revenus à l’administration fiscale.

Roland HEGUY, président confédéral de l’UMIH salue cette annonce:« En retirant cette carte, Airbnb a reconnu de fait les dérives permises par cette carte. C’est une décision de raison qui ne doit pas duper ni nous détourner de nos objectifs : transparence et équité. Néanmoins, cette décision n’est qu’une étape : Nous sollicitons sans relâche le gouvernement pour la publication des deux décrets manquants, notamment celui relatif à la transmission automatique des données, annoncé par le Ministre le Drian lors du Congrès de l’Umih de Reims, qui obligera les plateformes à communiquer à l’administration fiscale le montant des revenus des hébergeurs. Le gouvernement s’y est engagé, la profession et les Français l’attendent. »

Réaction de l'UMIH à l'annonce de la mairie de Paris de poursuivre les plateformes

« Nous soutenons totalement la mairie de Paris qui attaque, très légitimement, les plateformes publiant des annonces illégales – c’est-à-dire celles publiées sans numéro d’enregistrement.  La loi existe depuis le 7 octobre 2016, elle est en application  à Paris depuis le 1er décembre 2017, et elle doit être respectée. L’heure des relevés est arrivée, et il apparait logique et souhaitable que la Mairie initie toutes les démarches pour faire respecter la loi. Tous les hébergeurs doivent en effet s’enregistrer à la mairie et toutes les plateformes doivent faire apparaitre sur les offres ce numéro d’enregistrement délivré par la mairie. C’est une question de transparence. Nous le répétons depuis la promulgation de la loi il y a déjà plus d’un an : il est plus qu’urgent de publier le décret relatif aux sanctions. Il ne doit plus y avoir de trous dans la raquette !» Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH